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Jeunesse

« J’y suis, j’y reste ! »

Occupation dans la durée : à Poitiers, le combat continue

Depuis la rentrée universitaire, la mobilisation n’a pas fléchi sur l’Université de Poitiers, avec un nouveau palier qui a été franchi, mardi : l’occupation sur la durée, de la fac de psycho.

Jusqu’à présent, les blocages tournants, parfois accompagnés d’occupation, n’avaient duré que 24h. Cette fois-ci, les étudiant-e-s mobilisé-e-s contre le « Plan Etudiants » et les réformes en cours ont décidé d’occuper... et d’y rester. Depuis mardi matin, c’est la fac de psycho, sur le campus, qui est bloquée et occupée. Choisi pour son positionnement central, le bâtiment est occupé par des grévistes de l’ensemble des UFR qui n’ont pas chômé, tout au long de la journée.

L’idée est d’opérer un saut dans la mobilisation, qui ne faiblit pas depuis le 26 février. Dans la fac bloquée dès le matin et occupée, des ateliers ont été organisés, notamment autour du décorticage de la Loi ORE, des questions de sexisme avec, dans le grand hall, la confection collective de banderoles. Elles ne serviront pas uniquement à décorer le bâtiment de psycho mais à accompagner la mobilisation, qui s’annonce importante, au niveau de la jeunesse, à Poitiers.

Jeudi 15, journée de mobilisation nationale, un cortège jeunes, partira du campus (RU Rabelais), pour rejoindre l’Hôtel Fumé (faculté de Sciences Humaines), en passant par les différents lycées de la ville pour les faire débrayer, si ce n’est pas déjà le cas. En effet, au cours de la journée de mardi, des équipes d’étudiant-e-s sont allées differ sur plusieurs établissements secondaires, dans l’idée d’appeler à une grande AG, aujourd’hui, mercredi, à 14h, pour préparer la journée de jeudi.

Avec les mobilisations à Toulouse, Bordeaux, Rennes ou Bourges, le mouvement, à l’Université de Poitiers, montre combien le Plan Vidal et, au-delà, les contre-réformes macroniennes passent mal, et ce même si la presse et les télés entretiennent un black-out médiatique complet sur l’état de la colère étudiante.

Les organisations syndicales qui se disent opposées aux réformes, à commencer par le SNESup, doivent dès à présent joindre les actes à la parole et entrer dans le mouvement pour que ce ne soit pas seulement la fac de psycho qui soit bloquée mais toute l’Université de Poitiers. Ce devrait être maintenant à l’ensemble des personnels de l’Université de rejoindre les étudiant-e-s en lutte pour construire, ensemble, en AG et dans les actions, la convergence en vue du 22 mars et de l’entrée en lutte des cheminots.




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