Notre classe

Cette attaque ne doit pas passer

[PHOTO] PSA annonce plus de 2000 licenciements. Se rappeler d’Aulnay et préparer la lutte

Publié le 17 octobre 2016

Philippe Alcoy

Aujourd’hui le groupe PSA a annoncé la suppression de 2133 emplois. Les profits et les aides de l’Etat sont au vert. Ca m’a rappelé la dure lutte des ouvriers et ouvrières de PSA Aulnay en 2013 contre la fermeture du site. Beaucoup d’émotion en revoyant ces photos. Tant de chers camarades. Tant de camarades devenus chers. Tant de courage, de ténacité. Tant d’injustice. Quelle indignation ; quelle rage. Ces travailleurs et travailleuses sont une grande fierté pour tout militant se revendiquant de la classe ouvrière.

C’était le premier grand évènement où la vraie nature du gouvernement de F. Hollande se révélait. Un gouvernement de riches pour les riches. Des capitalistes. Des hypocrites. Cyniques. Ils envoyaient déjà la police contre les exploités. Aujourd’hui, après l’état d’urgence. Aujourd’hui après les 49.3. Aujourd’hui après Rémi Fraisse. Aujourd’hui après Adama Traoré et tous les autres. Aujourd’hui après la condamnation des 8 de Goodyear à de la prison ferme. Aujourd’hui après les centaines de procès contre des militants, des manifestants. Aujourd’hui ce gouvernement ne mérite rien d’autre que la haine de classe. La haine de tous les exploités et les opprimés de cette société. Car il s’agit d’un gouvernement des dominants, riches et oppresseurs.

PSA c’est l’un des principaux groupes multinationaux français. Il est au cœur du patronat français. C’est un groupe au cœur du capitalisme français. C’est l’un des groupes les plus brutaux contre ses salariés. La répression syndicale est une spécialité du groupe. Aussi la précarité. Intérim, CDD, apprentis. Samedis travaillés obligatoirement. Loi Travail et licenciements font bon ménage chez PSA. Depuis longtemps.

Mais assez d’attaques. Ces patrons doivent avoir ce qu’ils méritent de la part des salariés. Une réponse d’ensemble. Tous ensemble. Solidarité. La grève. C’est un scandale. Que cela devienne un scandale politique. Une crise pour le patronat et son gouvernement. Sans merci, jusqu’à les faire reculer. Et aller pour plus. Mettre un frein à la réaction sur toute la ligne c’est possible. Les quatre mois de mobilisation contre la Loi Travail l’ont démontré. Ni répression, ni licenciements. La classe ouvrière peut et doit répondre à l’arrogance patronale !

Photos : O Phil des Contrastes.