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PSA. Halte à la répression : Rassemblement jeudi 16 novembre devant le tribunal de Versailles

Jeudi 16 novembre, nous nous retrouverons une nouvelle fois devant le tribunal de Versailles où PSA traîne à nouveau en justice des militants de la CGT.

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Le 17 février dernier, neuf militants de la CGT PSA Poissy ont une entrevue avec un chef d’unité qui voulait imposer, à un salarié soumis à une autorisation de travail avec restriction suite à une opération, un travail seul sur un poste de deux, L’entretien, qui a duré 17 minutes, a rapidement été dénoncé par la direction comme étant une séquestration. La plainte déposée par PSA a mené les neuf syndicalistes en garde à vue, suivie d’une mise en examen devant le tribunal correctionnel.

Une longue liste d’attaques contre le syndicat CGT

Cette nouvelle offensive s’inscrit dans une longue liste d’attaques contre le syndicat CGT sur l’ensemble des sites PSA. Sur le même site, Farid Borsali, secrétaire du syndicat, a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 2 600 euros d’amende pendant que 14 salariés étaient sanctionnés d’un total de 61 jours de mise à pied et d’une mutation disciplinaire. À Mulhouse, à Sochaux, à Valenciennes, des dizaines de militants sont sanctionnés, menacés de licenciement.
Chez PSA, l’anti-cégétisme est une vieille tradition, battue en brèche par l’action militante.

Mais PSA ne renonce pas. Récemment un document d’un responsable du site de Sochaux a été rendu public : dans dans un grand cahier à spirale, au beau milieu d’une page à petits carreaux, on peut lire « Entretien embauche – 2 Nouveaux – Parcours intégration anti-CGT ».Cet anti-cégétisme est bien sûr conforté par les contre-réformes Macron contre le droit du travail, mais sa virulence est aussi proportionnée aux résistances qui se développe dans le groupe : contre les modifications d’horaires, pour l’augmentation des salaires. Et la colère est telle que même les intérimaires de Rennes ou de Sochaux se lancent dans la bataille.
Autant de raisons de se battre pour faire reculer la direction. C’est bien l’objet du Comité de défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA, qui s’est constitué sous le parrainage de Gérard Filoche, avec des milliers de signatures de la pétition de soutien. C’est ce comité, avec le soutien de nombreuses structures syndicales, de personnalités politiques et associatives, qui appelle au rassemblement devant le tribunal de grande instance de Versailles, jeudi 16 novembre à 11 heures (horaire modifié pour permettre aux militantEs de se rendre à la manifestation anti-Macron à 14 heures à Paris).

Robert Pelletier




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