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Notre classe

Appel à la grève

PSA Valenciennes. Face à la répression du syndicaliste CGT Cédric Brun la riposte s’organise

La répression syndicale atteint tous les militants combatifs de la classe ouvrière. A travers eux, le patronat cherche à affaiblir l’ensemble du mouvement ouvrier. Et l'attaque en règle contre notre camarade Cédric Brun, secrétaire général du syndicat CGT de Valencienne qui est convoqué pour en entretien disciplinaire, dont nous ne connaissons pas les raisons, ne déroge pas à cette règle.

Une attaque contre un militant est une attaque contre tout le mouvement ouvrier

Les attaques pleuvent sur bien d’autres militants du syndicat de Valenciennes, et plus largement sur l’ensemble du groupe PSA que ce soit à Poissy, à Mulhouse, ou à Sochaux, où des salariés qui n’acceptent pas le diktat patronal sont la cible de sanctions mais aussi de licenciements pour fautes. Et ce, bien souvent uniquement pour licencier des salariés qui n’acceptent pas l’exploitation et la précarité. Cédric est de ces militants qui ne reculeront jamais devant la classe dominante, et qui mène et organise les résistances, non pas dans les salons de l’Élysée mais dans les ateliers avec les ouvriers. Et c’est bien cela que veulent détruire les dirigeants de PSA, à l’instar du reste du patronat.

Cédric Brun n’a rien à se reprocher, contrairement à Carlos Tavares, PDG du groupe PSA qui, tout en gagnant 18 000 euros par mois, exigeait une production intensive de boites de vitesse à Valenciennes, sans augmenter les salaires, sans y mettre des moyens, sans embauches en CDI, mais en précarisant toujours plus les travailleurs. Et c’est bien le syndicat CGT de PSA Valenciennes – le syndicat de Cédric Brun – qui s’est solidarisé avec Remy, un ouvrier victime d’un accident du travail très grave, avec une campagne nationale. Ainsi, une grève en solidarité avec Cédric Brun est appelée ce mercredi à PSA Valencienne, contre toute sanction disciplinaire à son encontre et contre la répression syndicale qui s’abat sur les militants combatifs.

Pendant ce temps les directions syndicales continuent à discuter avec le gouvernement

Les syndicats d’entreprise qui mènent des luttes pour l’amélioration des conditions de travail et contre la précarité sont très souvent réprimés, comme a PSA, mais aussi à l’usine Ford de Blanquefort où les ouvriers se battent contre la fermeture de leur usine, ou encore à l’hôtel Hyatt où les travailleuses en grève se sont faites réprimer violemment par la police.

Pourtant, rien de tout cela ne semble émouvoir les directions syndicale, qui sont toujours en pleines discussions avec Macron – alors même qu’une majorité de travailleurs a parfaitement conscience que ces négociations ne servent à rien. Le seul moyen pour la classe ouvrière de se défendre face à ces nombreuses attaques, et d’arracher des victoires face au gouvernement et au patronat, ne pourra se faire qu’en rupture avec eux, ceux-là même qui organisent notre défaite.




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