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La mobilisation a payé !

Palestine : Ahed Tamimi enfin libérée après huit mois de prison

Ahed Tamimi, cette jeune palestinienne vient d'être libérée de la prison israélienne de Sharon, elle avait été condamné pour avoir giflé des soldats israéliens à huit mois de prison ferme alors qu'elle n'avait que 17 ans.

Ahed Tamimi est devenue un symbole fort en Palestine et dans le monde contre l’occupation illégale et meurtrière d’Israël. Elle a été arrêtée en pleine nuit chez elle, en Cisjordanie occupé, suite à la gifle qu’elle a mise à un soldat israélien et aux insultes qu’elle a proféré alors que les soldats s’étaient établis dans la cour de la maison de sa famille. Elle a été condamnée par le tribunal militaire de l’État colonial israélien à 8 mois de prison alors qu’elle n’est qu’une jeune adolescente. Elle fêtera par ailleurs ses 17 ans en prison. Sa mère, quant à elle, a été libérée quelques jours auparavant. Toutes deux étaient incarcérées à la prison de Sharon. Ahed Tamimi a été accueillie comme une héroïne dans son village de Nabi Salhel en Cisjordanie occupé. Plusieurs centaines de personnes dont sa famille se sont réjouis de la voir rentrer chez elle suite à ses 8 mois d’incarcération.

Selon l’Etat colon d’Israël, leur libération a été avancée suite à une décision liée à la surpopulation carcérale trop importante. Pourtant, il est évident que la mobilisation internationale a pesé, d’autant plus que les juges ont préféré évité de donner des infos sur leurs libérations pour éviter de faire parler la famille d’Ahed Tamimi. Seul leur accueil a été suivi avec la présence de différents médias palestiniens et de centaines de soutiens de la famille.
En arrivant devant ses soutiens, Ahed a crié haut et fort « Nous voulons vivre libre ! », alors même que le territoire palestinien se réduit de jours en jours sous la pression de l’occupation israélienne.

Déjà, plusieurs vidéos montraient Ahed Tamimi, jeune militante palestinienne, se révoltant contre l’armée de Tsahal, contre les violences et contre l’occupation illégale de l’État d’Israël. On pouvait y voir les violences auxquelles font face les palestiniens tous les jours contre l’occupant colonial israélien. La famille de Ahed Tamimi a payé le prix lourd depuis quelques mois, un de ses jeunes cousins a eu le crâne fracturé et un autre a été tué par l’armée de Tsahal.

"La résistance continue jusqu’à ce que l’occupation prenne fin " a crié Ahed Tamimi à la foule.

Par la suite elle est allée déposer des fleurs sur la tombe du dirigeant palestinien Yasser Arafat à Ramallah puis s’est rendu au siège de l’autorité palestinienne pour rencontrer Mahmoud Abbas. Dans ses prises de paroles, elle a souligné que Al-Quds (Jérusalem) restera la capitale du peuple palestinien et souhaite que soit mené un combat plus efficace pour libérer les prisonniers palestiniens qui sont jugés très sévèrement par le tribunal militaire de l’Etat occupant israélien.

Elle représente dorénavant le symbole de la liberté souhaitée par la nouvelle génération de palestiniens qui n’ont connu que la violence et les fortes répressions de l’État occupant israélien, alors que, depuis des dizaines d’années d’occupation, les palestiniens sont voués à vivre dans la violence constante, emprisonnés dans des camps, forcés à se défendre face à l’une des armées les plus puissante du monde. Alors qu’Israël vient d’annoncer de nouvelles constructions en Cisjordanie dans les colonies, le peuple palestinien reste debout et fort et milite pour une Palestine libre.




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