^

Jeunesse

Fiasco de Blanquer et Vidal

Parcoursup : 53 lycées appellent à manifester ce jeudi à Paris

Déjà le 6 juin, soit près de deux semaines après les premiers résultats d´accès au supérieur pour les lycéens de terminale et toujours des réponses en attente pour plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’entre eux. Des chiffres qui restent aussi flous que les critères de sélection utilisés par chaque université et la communication de Blanquer et de Vidal sur le sujet. Contre la sélection et pour le droit à décider de son avenir, les lycéens appellent leurs camarades, les parents d’élèves et les enseignants à manifester ce jeudi à 12h30 place Saint-Michel.

On sait qu’au soir du 22 mai, 400 000 lycéens étaient refusés ou en attente sur l’ensemble de leurs vœux. Mais le système Parcoursup, supposé se désengorger au fil du temps, continue de faire attendre de nombreux candidats à deux semaines des épreuves du bac, notamment au sein des lycées les plus relégués socialement et spatialement des périphéries urbaines et des zones rurales. Preuve de la panique qui saisit ministère et rectorat, dans l’Académie de Versailles, ce sont des éléments de langage destinés à calmer les élèves qui ont été distribués aux chefs d’établissement la veille du premier rendu des résultats. Dans l’Académie de Créteil, le rectorat lance déjà une campagne de recrutement d’ATER afin d’examiner les dossiers des candidats malchanceux qui devront se reporter sur la phase d’inscription complémentaire prévue à partir du 26 juin. Dans certaines classes de terminale de Seine-Saint-Denis, des Hauts- de-Seine, ou de Seine- et-Marne, ce sont près des 3/4 des élèves qui restent sans réponse d’affectation… et la colère commence à surmonter l’angoisse.

Une tribune libre, paru dans le Monde le 4 juin et signée par des représentants de la jeunesse, des parents d’élèves et du monde enseignants, dénonce un système qui a fait ses preuves et confirmer au-delà de toutes les attentes les prévisions de sélection sociale et spatiale dans l’accès à l’enseignement supérieur. « Parcoursup ; un système opaque, injuste et discriminant » qui incarne la suppression du droit à l’éducation et à l’enseignement supérieur en France.

Faisant le même constant, ce jeudi 7 juin, les lycéens de 53 lycées parisiens, et de région parisienne et de Strasbourg ont décidé de défiler dans Paris pour manifester leurs mécontentements et exiger la suppression du système Parcoursup, à 12h30, place Saint Michel, à Paris.

« Le gouvernement s’en prend à une valeur fondamentale : celle du droit à décider de notre avenir » peut-on lire dans l’appel lycéen. « Alors, parce que nous voulons défendre notre droit à décider de notre avenir, parce que nous sommes solidaires de nos ami·e·s sur le carreau, nous nous mobiliserons le 07 Juin. Vous, parents d’élèves, professeurs, ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! Pour le retrait de la loi ORE et un investissement à hauteur des besoins dans l’enseignement supérieur, contre la sélection à l’Université. »

Soyons le plus nombreux possible pour exiger le retrait d’une loi ORE contestée toute l’année par les étudiants et les enseignants, aujourd’hui totalement désavouée par les lycéens et leurs parents, et qui n’a pu s’imposer que par le biais de la violence et de la matraque.




Mots-clés

Loi ORE   /    Parcoursup   /    mouvement étudiant   /    Sélection à l’université   /    Paris   /    Lycées   /    Jeunesse