Société

Répression du 5 juillet

Paris. Ce jeudi, solidarité avec les camarades arrêté-e-s en garde-à-vue

Publié le 6 juillet 2016

La journée de mobilisation du 5 a, de nouveau, été émaillée d’arrestations et d’interpellations : journalistes indépendants, militants, syndicalistes, jeunes. Les CRS et la BAC s’en sont encore donnés à cœur-joie. Plusieurs rendez-vous sont prévus jeudi après-midi devant les commissariats où ils sont encore détenus.

Corinne Rozenn

A 16h, devant le commissariat Rue aux Ours, métro Rambuteau, un rassemblement est prévu pour des personnes arrêtées mercredi soir, relâchées puis convoquées ce matin à 9h.Elles ont été placées en garde-à-vue lors de cette convocation.

A 17h, un autre rassemblement est organisé au commissariat du Vème arrondissement, à Maubert Mutualité, rue de la Montagne Sainte Geneviève, pour soutenir Gildo, violemment frappé lors de son arrestation. Gildo Vieira Lopez, en premier ligne dans toutes les luttes sociales, fait partie du bureau CGT de Plaine Commune et représente les personnels au Comité d’hygiène et sécurité et des conditions de travail. Il est par ailleurs membre du bureau de l’Union Locale CGT de Saint-Denis et élu municipal de sa commune. En garde-à-vue au commissariat du 5earrondissement de Paris, Gildo a reçu, dès hier soir, la solidarité d’une cinquantaine de militants et camarades, dont le secrétaire de la Fédération nationale des Services publics CGT, le secrétaire de l’UDCGT93, des camarades CGT, de l’AG interprofessionnelle de Saint-Denis, de Sud Solidaires, de Nuit Débout à scander, jusqu’au 2h00 du matin.

Alexis, militant également de l’AG Interpro de Saint-Denis, conducteur de bus du dépôt de Pleyel et syndicaliste à la CGT Ratp ainsi que dans l’UL CGT de St-Denis, arrêté, mercredi, en sortant du métro pour se rendre à la manifestation, a quant à lui été relâché après de longues heures de Garde-à-vue. Il devrait néanmoins recevoir une convocation pour unedate ultérieure.

A 18h, enfin, un autre rassemblement est organisé devant le commissariat du VIIIème arrondissement, 1, rue du Général Eisenhower, M° Franklin D. Roosevelt, pour un étudiant/réceptionniste d’hôtel arrêté devant l’Assemblée Nationale.

L’ensemble des camarades doivent être relâché-e-s et les poursuites abandonnées !