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Politique

La répression commence dans la capitale

Paris. Plusieurs blessés chez les manifestants, mais la mobilisation continue vers Place d’It’

Au niveau du métro Glacière, les forces de répression ont opéré plusieurs manœuvres pour essayer de casser en deux les cortèges jeunes qui se trouvent devant la manifestation parisienne. D’abord des lacrymos, puis le canon à eau. La répression se poursuit, mais les étudiants tiennent bon. Sans doute plusieurs blessés, dont un à la tête.

[Crédits photos : MD et YL pour RévolutionPermanente]

Devant le gros cortège de la CGT, ce sont plusieurs milliers de jeunes, regroupés en cortèges de facs, qui ont pris place, en partant de Montparnasse, avec, notamment Paris 8, Nanterre, Paris 3, Tolbiac et l’ESPE.

Peu avant la Place Denfert-Rochereau, la police a commencé à sortir les fusils lance-grenade, pour envoyer des lacrymos. Les flics ont néanmoins dû reculer, par la suite. C’est au niveau du métro Glacière que deux nouvelles tentatives ont été faites pour scinder en deux les cortèges jeunes, qui s’étaient reformés. Déployés de part et d’autre de la chaussée, sur le Boulevard Saint-Jacques, les CRS ont tenté de nasser un secteur de tête, sans succès, malgré les jets continus de grenades. C’est à ce moment-là, peu après 17h15, que des manifestants ont été blessés, dont un à la tête. Les Street Medics sont intervenus immédiatement.

Devant la manif, à l’heure actuelle, en fin d’après-midi, ce n’est plus un cortège étudiant mais un énorme cortège de tête dans lequel se mélangent des jeunes et des moins jeunes, des cheminots et des grévistes de la fonction publique. Lorsqu’ils ont su que les flics commençaient à canarder, à l’avant du cortège, des cégétistes badgés de la Fédération des Mines et de l’Energie ont accouru pour prêter main-forte aux jeunes. C’est un climat de Printemps 2016, comme lors des manifs contre la Loi Travail, que l’on respire, aujourd’hui, à Paris.

La manifestation se poursuit, actuellement, vers la Place d’Italie, où elle doit prendre fin.




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