^

Genres et Sexualités

« Dans tous les pays, avortement libre et gratuit »

Paris. Rassemblement pour la journée internationale du droit à l’IVG

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées place de la République à Paris le jeudi 28 septembre pour manifester pour le droit à l’IVG dans tous les pays.

Pour la 5ème marche pour le droit à l’IVG, plusieurs rassemblements et
actions étaient prévues un peu partout en France. Une journée de
mobilisation pour le droit à l’IVG dans tous les pays dont on a peu
entendu parler dans les médias et dont l’écho fut faible.

Pourtant, la situation du droit à l’avortement est loin d’être un
acquis dans de nombreux pays quand il n’est pas régulièrement menacé
par les gouvernements réactionnaires. 22 millions de femmes avortent
clandestinement chaque année.

A Paris, place de la République, à partir de 18h et jusqu’à 20h,
plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur la place pour
manifester. Plusieurs organisations, partis, syndicats étaient
présents : Act Up, les effronté-e-s, le NPA, la CGT Paris, les
féministes insoumises, le Witch bloc, le Collectif Féministes
Révolutionnaires, Solidaires, l’Unef, Alternative Libertaire, les
jeunes socialistes, Osez le féminisme... Un tour de prises de parole
était organisé.

Des cintres étaient distribuées aux femmes présentes en rappel de la
barbarie des avortements clandestins qui étaient autrefois pratiqués à
l’aide d’un cintre.

Sur plusieurs pancartes et banderoles étaient inscrits : "nous avons
toutes le droit à l’avortement", "Mon corps, mon choix", "Enceint.e.s ou
avorté.e.s, ce n’est pas à l’Etat de décider" ou encore "Dans tous les
pays, avortement libre et gratuit".

Lors des prises de paroles différentes positions se sont exprimées
entre différents courants du féminisme.

Par ailleurs, le Witch Bloc, rassemblement de féministes anarchistes aux visages masqués, a pris la parole d’un mégaphone en parallèle des prises de paroles officielles pour parler des personnes en situation de prostitution et de leur droit à l’avortement, ainsi que leur critique de certains courants du féminisme jugés transphobes et putobhobes.

Les revendications des féministes révolutionnaires conscientes que
l’égalité face à la loi n’existe pas
, entre autres, ne pensent pas qu’exiger que le droit à l’avortement soit
inscrit dans la constitution, soit une solution. En effet, dans un pays
comme la France où le droit à l’IVG est un acquis des luttes
féministes, les inégalités d’accès à l’avortement sont encore très
fortes. En effet, dans la réalité, l’IVG à un coût et toutes les
femmes, comme les femmes migrantes, n’ont pas accès au remboursement
permis par l’assurance maladie.

Face à ça, nous pointons la responsabilité d’un gouvernement qui tout
en affichant un féminisme de façade promet d’un autre côté de casser
le code du travail, les protections sociales, ferme des centres IVG...
et promet ainsi surtout d’approfondir les inégalités d’accès à l’IVG,
de précariser les femmes et personnes LGBTI !

C’est ce message que certaines féministes présentes hier à la
manifestation ont essayé de faire passer. La lutte pour les droits de
femmes et des personnes LGBTI est un combat de tous les jours. Une
lutte internationale en solidarité avec les femmes du monde entier,
contre ce système patriarcal et capitaliste qui produit partout dans
le monde des inégalités, des souffrances, que subissent en première
ligne les femmes et LGBTI.




Mots-clés

Féminisme    /    Droits des femmes   /    Genres et Sexualités