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Monde

Casser l’isolement, affirmer la solidarité

Paris. Soirée de soutien avec les prisonnier-ère-s politiques basques et corses

De concert avec la Garde civile espagnole, l’Etat français continue à mener une politique de répression systématique contre la gauche politique basque. Dans ses geôles, les droits des prisonnier-ères sont systématiquement bafoués. Raison de plus pour revendiquer haut et fort notre solidarité avec l’ensemble des prisonnier-ères politiques basques et corses incarcérés dans l’Hexagone.

Dans les centres pénitentiaires français, ils et elles sont encore 361 prisonniers-ères politiques basques et 15 prisonniers politiques corses. Alors que les deux principales organisations dont se revendiquent ces militants, ETA (Euskadi Ta Askatasuna) et le FLNC (Front de Libération National Corse) ont annoncé l’arrêt de leurs activités armées, Paris continue à refuser toute solution politique vis-à-vis de ces détenu-e-s. Selon Michel Taubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, il y a bien « atteinte aux droits fondamentaux des prisonniers », ce que Philippe Poutou, candidat du NPA aux présidentielles, a également dénoncé, lors d’un déplacement en Pays Basque Nord, en novembre.

Contrairement aux accords et aux traités signés par Paris, le ministère de la Justice et l’Etat continuent à refuser le rapprochement géographique des prisonniers-ères de leur lieu d’origine ou de résidence ; la libération des prisonniers-ères malades ; à l’instar d’Ibon Fernández Iradi ; ainsi que la libération des prisonniers-ères qui ont effectué les deux tiers de leur peine.

C’est donc pour exiger la reconnaissance des droits des prisonnières et prisonniers politiques basques et corses que le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque de Paris et l’Associu Sulidarita organisent une soirée de soutien à Paris, au CICP, samedi 17 décembre, avec dès 14h un Marché Solidaire puis des prises de parole et des échanges à partir de 19h, avec un buffet corso-basque solidaire et le concert du groupe corse, Scontru. L’ensemble des bénéfices de la soirée, dont l’entrée est libre, seront reversés aux prisonniers-ères.

Centre International de Culture Populaire (CICP), 21 rue Voltaire, M° rue des Boulets




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