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Politique

« On me pique environ 400 euros par an, sur ma retraite, c’est du racket » !

Partout en France : mobilisation massive des retraités, des dizaines de milliers de manifestants !

Aujourd’hui, suite à l’appel de neuf syndicats et organisations nationales, les retraités ont manifestés en masse, suivies des personnels des EPHAD, des étudiants. Ils descendaient dans la rue pour protester contre la hausse du taux de prélèvement de la CSG de 1,7 point qui mine leurs retraites.

Ce sont au total 161 manifestations sur 95 départements qui ont été comptabilisées par la CGT. A Paris, ou des milliers de manifestants ont criés leur colère contre Macron et la hausse de la CSG qui minent leur retraites, un rassemblement était organisé à 13 heures à Paris, aux Invalides, sous les fenêtres de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Le cortège est ensuite parti de Montparnasse vers 14 heures.

La tendance à une forte mobilisation était la même ce matin à Bordeaux. À commencer par les retraités en colère contre la hausse de la CSG : ils se rassemblaient à 10 heures place Pey-Berland pour partir à 10 h 30 vers la préfecture. Environ 8000 manifestants, selon les syndicats, ils n’étaient que 2000 l’an dernier. La colère est forte de sorte que de nombreux personnes qui n’avaient pas manifesté depuis longtemps ont fait leur retour en manifestation.

A Mulhouse, grosse mobilisation avec 2000 manifestants, l’ensemble des syndicats étaient présent, des slogans anti Macron, "public-privé tous ensemble". A Rennes, également, la mobilisation était très importante avec près de 2500 personnes ce matin. Le cortège a rejoint le rassemblement des EHPAD avec environ 300 à 400 personnes, dont un cortège étudiant de l’université Rennes 2 qui a été bloqué et réprimé par la police."Non à la baisse des pensions", était-il indiqué dans les pancartes.

Entre 600 à 800 retraités manifestaient sous la pluie à Besançon. Un millier de manifestants à Orléans, plus de 400 personnes à Montargis et 1000 manifestants au Mans. Environ 600 retraités manifestaient à St Malo. Plus de 1000 retraités dans les rues de Quimper sous une pluie battante, 1000 à Morlaix et près de 2000 à Brest. Plus de 1200 manifestants pour les retraites, à Cherbourg.

Selon les syndicats, 2 500 manifestants se sont réunis au Havre (Seine-Maritime). « On me pique des ronds, environ 400 euros par an, sur ma retraite, c’est du racket », lâche Michel, salarié pendant 38 ans chez Lafarge. 2 000 manifestants à Caen. « Nous sommes deux fois plus nombreux qu’en 2017 », estiment les organisations syndicales.

Blackout médiatique et rhétorique des « privilégiés » de part du gouvernement

Alors que des dizaines de milliers de retraités ont défilés dans la rue, le black-out médiatique a été quasi-total. Cela s’ajoute une véhémente rhétorique déployée par le gouvernement et les média à l’encontre des retraités : ainsi Christophe Barbier, infatigable relais de la propagande bourgeoise, interrogé sur les raisons du mécontentement des retraités, évoquait « l’attachement des Français à leur argent ( !!), un sou est un sou (…) on vit au pays d’Harpagon aujourd’hui. » Mais contrairement à Christophe Barbier, apparemment peu attaché aux biens matériels de ce monde, il est effectivement vrai que pour une frange croissante de la population, pour des questions vitales et non pas d’avarice, « un sou est un sou. Les retraités, dont les pensions sont gelées depuis 2013, sont tout en effet aussi concernés par la hausse du coût de la vie.

A cela, le gouvernement, habile dans sa propagande, n’hésite pas à brandir force chiffres et statistiques, « démontrant » par de savants enfumages comment en déshabillant Pierre il peut rhabiller Paul : ainsi de la hausse de la CSG qui serait compensée par une diminution de la taxe d’habitation ou une diminution des cotisations sociales. A ce titre, la réponse des retraités ce 15 mars, a été à la hauteur avec une mobilisation massive dans toute la France, jointe par la mobilisation des EPHAD, et des étudiants constitue un point d’appui important pour construire crescendo la mobilisation du 22 mars, avec en vue une bataille du rail, pour la défense du service publique, une bataille qui concerne l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.




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