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Jeunesse

Pas de Doc’ pas de médoc’

Fautes de moyens, les étudiants privilégient l’automédication

Voilà, c’est dit, les étudiants n’aiment pas le médecin et les prescriptions. En réalité, depuis quelques années, les jeunes en formation vont de moins en moins chez le médecin car les frais sont bien trop élevés. Beaucoup renoncent à se soigner, c’est le constat alarmant fait ces dernières années. Cet état de fait a été dévoilé par l’enquête santé du Réseau national des Mutuelles étudiantes, mise en place par l’institut de sondage CSA. Thibault Yeamreg

Il a été évalué à 15,6 %, le nombre d’étudiants renonçant aux soins pour des raisons financières, plus de la moitié attendent que la maladie passe, ce chiffre est inquiétant quand on sait les répercussions que cela peut avoir autant sur l’année d’études que sur le reste de la vie quand un soin n’est pas pratiqué.
Au niveau des examens gynécologiques, il n’y a plus que 45 % des étudiantes qui y ont recours.
Souvent, on peut voir une baisse de l’information au niveau de la santé, avec la réduction des aides accordées au planning familial qui est pourtant une structure importante, malgré ses limites, pour la jeunesse au niveau de la santé.
La précarité des étudiants augmente, aujourd’hui 49,2 % des étudiants pratiquent l’automédication du fait de leur manque de moyen pour pouvoir consulter un médecin. De plus, l’automédication complique le travail des personnels de santé, elle peut cacher certains symptômes ce qui peut entraîner des diagnostics incorrects, elle peut entraîner des allergies ou des intolérances.

Plus de la moitié des étudiants ont des difficultés financières

Les difficultés financières s’aggravent, plus d’un tiers des étudiants considèrent que leurs ressources ne sont pas suffisantes pour subvenir aux aléas. Ces difficultés se répercutent sur tous les postes de dépenses, notamment au niveau du logement avec des loyers qui augmentent constamment, certains étudiants très précaires se voyant logés dans des logements insalubres ; la part du logement dans le budget d’un étudiant est de 55 %. Répercussions également au niveau alimentaire, ou encore avec la baisse des dépenses de santé. Des conditions de précarité extrêmes qui rendent les études très difficiles.

Les étudiants travaillent à côté de leurs cours pour subvenir à leurs besoins

73 % des étudiants travaillent en dehors des cours pour boucler les fins de mois. Chaque année, le nombre d’étudiants boursiers augmente et pourtant les étudiants travaillent toujours autant, du petit boulot étudiant au travail plus conséquent, qui réduisent leur réussite aux examens. Ils sont devenus de la chair à canon pour les entreprises qui les exploitent toujours plus. Le salariat et les mauvais soins nuisent à nos études, voilà le constat. La seule alternative, ce sont nos mobilisations pour des conditions dignes pour la jeunesse et pour une université critique et populaire, ouverte à toutes et tous.




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