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Quelques mois de cavale et puis…

Peine de mort pour un prisonnier de Vivonne

Un détenu de la prison de Vivonne, qui n’avait pas réintégré la prison depuis une permission de sortie en septembre 2016, a été abattu jeudi à Seur (Loir et Cher).

Incarcéré dans la prison de Vivonne, près de Poitiers, le détenu en cavale purgeait une peine pour des cambriolages : vingt-quatre mois de prison, dont neuf mois avec sursis, pour deux cambriolages et un recel. Les gendarmes font valoir que l’homme était « potentiellement dangereux » : des coups de feu ont rapidement été tirés par le GIGN qui avait été appelé en renfort quand l’homme a pu être localisé, jeudi dernier, dans une ferme.

Âgé de 36 ans, il est mort durant cette « arrestation ». Un exemple de plus – et de trop – du pouvoir discrétionnaire des « forces de l’ordre » qui prononcent la peine de mort au nom d’un « danger potentiel ».

« Dangerosité », « danger potentiel » : autant d’évolutions sémantiques qui laissent au jugement subjectif des professionnels de la police et de la justice de plus en plus de latitude pour décider du sort de ceux/celles qui ont affaire à eux. La loi sur la Rétention de sûreté, promulguée en 2008 par le gouvernement Sarkozy et laissée en place, malgré les promesses, par Hollande vient renforcer le recours à cette « dangerosité » en matière d’enfermement. Il est temps de faire valoir que le « danger » est du côté des forces de l’ordre et de l’ordre inégalitaire qu’elles défendent.




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