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Monde

L'institution carcérale tue

Peine de mort : quand les USA ressortent la chaise électrique

Dans « la plus grande démocratie du monde », l'Etat assassine toujours. Un américain a été exécuté jeudi, sur chaise électrique, dans le Tenessee. Comme dans 8 autres Etats aux USA, cet instrument de mort est encore légal. Mais cette exécution barbare n'est que l'expression d'une loi déjà barbare : la peine de mort.

La chaise électrique n’avait plus servi depuis 2013 aux États Unis. Même si elle est souvent perçue comme une pratique du 20ème siècle, l’oncle Sam l’a quand même utilisé 14 fois depuis 2000. Son utilisation interpelle et choque aujourd’hui la population américaine. En 2015, 54 % de ces derniers jugeait la chaise électrique « cruelle et inhabituelle ». Son utilisation a ici fait suite à une demande du condamné à mort qui ne voulait pas « être soumis à la torture de l’injection ».

On peut lire à ce sujet que Edmund Zayorski aurait fait le « choix » de sa mort en demandant l’électrocution plutôt que l’injection. Un choix qui n’en est évidemment pas un. En témoigne ses propos :« Je considère que l’injection létale et l’électrocution violent toutes les deux mes droits ». Son « choix » de mourir d’une manière plutôt que d’une d’autre reste donc un détail.

Peu importe la façon d’exécuter les condamnés à mort. L’exécution en elle même, reste un acte barbare pourtant légal dans 30 Etats sur le sol américain. La peine de mort est un symbole de lois hyper répressives. Elle montre bien la violence dont peut faire preuve le capitalisme même quand il s’agit des pays les plus « développés ». L’administration pénitentiaire comme la justice restent des outils de répressions de l’Etat bourgeois.

Les Etats Unis ont ainsi tué plus de 900 personnes depuis l’année 2000. Edmund Zayorski s’est ajouté hier à cette liste après 34 ans passé dans le couloir de la mort.




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