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Politique

Révélation de Médiapart

Pénélope Fillon, assistante parlementaire depuis 1986 d’après François, rémunérée depuis... 1982 !

D'après Médiapart, Pénelope Fillon est rémunérée par l'Assemblée Nationale depuis 1982. Sauf que l'ex-premier ministre avait affirmé que sa femme était embauchée comme assistante parlementaire… depuis 1986.

Décidément, cette campagne semble promettre un chemin de croix jusqu’au premier tour pour François Fillon. Exclu du deuxième tour d’après les sondages, talonné voire dépassé par Jean-Luc Mélenchon, c’est aujourd’hui un nouvel épisode du « Pénelope Gate » qui s’est ouvert après les nouvelles révélations de Médiapart ce lundi 10 avril.

Au cœur de la tourmente, François Fillon avait affirmé que sa compagne, Pénelope, avait été embauchée comme assistante parlementaire en 1986. Sauf que, d’après Médiapart, ses rémunérations auraient débuté dès 1982 ! Selon le site d’information, « la justice vérifie aujourd’hui la réalité des prestations fournies ». Autant dire qu’à moins de 15 jours du premier tour, ces révélations sont un nouveau coup dur pour l’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy.

« Pénélope Fillon a en fait bénéficié d’argent public dès le premier mandat parlementaire de son mari, grâce à des contrats d’études ou des missions commandées par celui-ci »

En guise de défense, François Fillon semble maintenir le cap du complot. C’est en tout cas ce qui transparaît des déclarations de son avocat, Antonin Lévy : « La bonne question à se poser, c’est pourquoi le parquet national financier qui, lui, savait depuis des semaines, n’en a pas parlé, et pourquoi cette information sort à quatorze jours du premier tour. »

Ainsi donc, même l’avocat de François Fillon ne prend plus la peine de réfuter les faits à charge contre son client ! Il faut dire qu’avec l’avalanche de preuves qui tombe sur l’ex-premier ministre, la tâche devient chaque jour plus insurmontable. Mais au-delà de cet (énième) épisode du « Pénélope Gate », c’est bel et bien le masque d’un système corrompu jusqu’à la moelle qui tombe un peu plus. Une preuve de plus que les intérêts des travailleurs et masses populaires sont aux antipodes de ceux des classes possédantes.




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