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Notre classe

Pour un 1er mai de combat

Pétition "Ni peste, ni choléra". Ces syndicalistes qui appellent à s’abstenir le 7 mai

Parce que les travailleurs et la jeunesse n'ont rien à attendre du prochain gouvernement, nous relayons cette tribune initiée par une quarantaine de syndicalistes, qui appelle à s'abstenir le 7 mai.

Nous invitons nos lecteurs à signer la pétition en ligne. Il est aussi possible d’apporter son soutien en tant que syndicaliste ou section syndicale, afin d’apparaître dans la liste des signataires, en transmettant son Prénom, Nom, mandat et structure syndicale, secteur, à nipestenicholera@gmail.com.

Pour un 1er mai de combat : tous et toutes dans la rue pour défendre nos intérêts !

Le 7 mai : Ni nationalisme xénophobe, ni ultra-libéralisme austéritaire !

Suite aux résultats du 1er tour, de nombreuses personnalités, organisations politiques et aussi syndicales, comme la CFDT, ont formulé un appel au vote en faveur d’Emmanuel Macron pour soi-disant contrer le Front National. Un soi-disant « front républicain » pour « faire barrage ».

Macron, le candidat ultra-libéral des patrons

Mais comment penser que Macron, l’ex-banquier et ancien ministre du gouvernement Hollande, peut être une solution face à la candidate du Front National ? Ce sont des années de politiques anti-sociales qui ont préparé le terreau pour la montée du FN, et on va encore accepter de continuer en ce sens ?

Macron président, c’est la loi El Khomri puissance 10. Il nous a déjà imposé la fameuse « loi Macron », qui a impliqué des véritables reculs pour les travailleurs et la jeunesse, et il s’apprête à aller encore plus loin. Ce n’est pas par hasard que Pierre Gattaz, président du MEDEF, s’est empressé de soutenir publiquement Macron pour le second tour.

Un gouvernement Macron pour les prochaines cinq années signifie de torpiller encore plus le code du travail. Le projet de Macron c’est de précariser le travail de tous, augmenter le temps de travail, pour soi-disant « combattre le chômage ». Macron c’est aussi la suppression de 120.000 fonctionnaires, la fin de la retraite par répartition et la mise en place d’un système de retraite par points, c’est-à-dire attaquer l’un des principaux acquis du mouvement ouvrier en France. En plus, il l’a déjà dit, il veut faire passer ses lois dès cet été et par ordonnance. Autant dire que nous avons intérêt à commencer à nous battre et à prendre la rue dès maintenant !

Le F-Haine : recette nationaliste, raciste et xénophobe pour faire face à la crise ?

On nous dit que le FN c’est le principal parti chez les ouvriers. On nous dit aussi que le FN est un parti anti-système. Il est vrai qu’un certain nombre de travailleurs s’apprêtent à voter Marine Le Pen au second tour comme un vote de contestation après de nombreuses années de politiques anti-sociales, mises en place par des gouvernements de droite comme « de gauche ».

Mais en tant que travailleurs et syndicalistes, nous voulons dire que le FN n’est pas la solution. Ils se disent anti-système mais ils se protègent grâce aux lois du système, comme avec l’immunité parlementaire pour éviter de répondre aux convocations concernant les scandales de corruption dans lesquels ils sont impliqués. Ils se disent anti-système mais ils votent des lois anti-ouvrières au parlement européen, comme le secret des affaires pour protéger les multinationales. Le FN propose également d’en finir avec les 35 heures, et une retraite à 60 ans mais avec 40 annuités de cotisations pour bénéficier du taux plein !

Le FN, malgré son discours pseudo social renouvelé pour tenter de ratisser large et se donner un profil populaire, est une escroquerie. Le FN est avant tout un poison nationaliste et xénophobe, qui prône la division de notre classe, entre français et étrangers, comme si on avait des intérêts en commun avec les grands patrons bien de chez nous qui nous exploitent, nous licencient et qui dégradent nos conditions de travail, comme avec la loi El Khomri.

Le 1er mai, dans la rue ! Le 7 mai, ni peste ni choléra ! Préparons la riposte du monde du travail !

Nous, travailleurs et syndicalistes organisés dans différentes organisations, politiques et/ou syndicales, nous refusons d’attendre et de voir nos conditions de vie et de travail se dégrader. Nous refusons le misérabilisme, et le défaitisme. Nous refusons d’aller voter le 7 mai avec la logique du « moins pire ». Nous appelons tous les travailleurs et les jeunes, qui pour une partie se sont déjà mobilisé il y a un an contre la loi travail et son monde, à reprendre la rue dès le 1er mai. Il nous faut construire un pôle d’indépendance de classe, qui crie haut et fort, que nous ne sommes ni avec Macron ni avec Le Pen, et que nous sommes prêts à prendre nos affaires en main et à reprendre le destin de nos vies. Il n’y a que par les grèves et les mobilisations qu’on pourra imposer nos revendications. Alors, il n’y a rien à attendre, le combat, quel que soit le résultat de cette élection, commence maintenant !

Premiers signataires :

Hamid Adouane, secrétaire CGT Ferc Sup Ecole Normale Supérieure, Paris
Romain Altmann, secrétaire général d’Info’Com CGT
Jean François Besançon, secrétaire SNASUB-FSU, BNF
Frédéric Borinan, militant syndical FNAC Saint-Lazare, Paris
Collectif des salariés des Champs Elysées
Manuela Dona, CGT Douanes
Mathias Dupuis, CGT Dieppe
Henri Fourtine, syndicaliste SNASUB-FSU, Université Paris 8, Saint Denis
Chafikha Gherabba, déléguée CGT Hôtel Royal Monceau, Paris
Faustine Goget, militante syndicaliste FNAC Champs Elysées, Paris
Catherine Guney, CGT Ceacom, Le Havre
Reynald Kubecki, co-secrétaire de l’UL CGT Le Havre
Claude Leclercq, secrétaire général de l’UL CGT Zone Industrielle à Amiens
Elise Lecoq, SNES 93, enseignante au Collège Barbara, Stains
Ludovic Levitetz, délégué syndical central UES Constellation, CGT Hôtels de Prestige et Economiques
Gabriel Maciejewski, secrétaire adjoint CGT de l’Hôpital de Denain
Pierre Millet, SNES 93, enseignant au Collège Auguste Delaune, Bobigny
Syndicat CGT Simply Market Amiens
Frédéric Weisz, membre du CHSCT, SNASUB-FSU, BNF
Lynda Zarif, CGT McDo Paris Nord

Cheminots :

Karim Dab, délégué SUD Rail, Technicentre le Landy
Christophe Demont, délégué SUD Rail, Paris Nord
Laura Dipace, membre CHSCT SUD Rail, Paris Nord
Anasse Kazib, délégué SUD Rail, Paris Nord
Alain Leclercq Polveche, cheminot et militant syndicaliste, Lille
Sébastien Néau, CGT Cheminots, Reims
Aurélien Perrot, délégué CGT Cheminots, Trappes
Arnaud Rouby, CGT Cheminots, Périgueux

Travailleurs de l’automobile :

Omar Ait, délégué CGT, PSA Mulhouse
Christophe Ananou, délégué du personnel CGT, Mercedes-Benz Valenciennes
Kamel Bentoumi, membre du CE, CGT PSA Caen
Karim Bouzera, délégué syndical CGT, Mercedes-Benz Valenciennes
Bertrand Dubs, délégué CGT, PSA Mulhouse
Vincent Duse, délégué CGT, PSA Mulhouse
Franck Gaigher, membre du CHSCT CGT, Mc Syncro Chanteloup-les-Vignes
Hakim Kessasra, délégué CGT, PSA Saint Ouen
Laurent Lenarduzzi, délégué CGT et membre CHSCT, PSA Caen
Adrien Mollard, délégué CGT, PSA Mulhouse
Yann Mondragon, militant syndical, PSA Trémery
Ghislaine Tormos, déléguée CGT, PSA Poissy




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