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Notre classe

Contre les ordonnances Macron

Plus de jus ! Les travailleurs de l’énergie privent TF1 et Canal + d’électricité ce jeudi 30 novembre

Même si les médias tentent de cacher une mobilisation d’ampleur dans le secteur de l’énergie ce jeudi 30 novembre, la coupure de Boulogne-Billancourt avec pour cible les groupes TF1 et Canal + n'a pu être invisibilisée… Les grévistes ne se sont pas privés de la mettre en avant.

Après les travailleurs du secteur pétrolier, la semaine dernière, ceux de l’énergie étaient mobilisés au niveau national ce jeudi 30 novembre, à la fois contre les ordonnances Macron mais également pour lutter offensivement pour leurs statuts et leurs salaires. Des actions sont sorties du lot plus que d’autres à l’image de la coupure de Canal+, TF1 et BFM TV, chaînes symboles d’un système à deux vitesses. Les chaînes prises pour cible ne l’étaient pas par hasard, ce sont celles qui représentent le plus l’information du côté du patron, celles qui n’ont de cesse d’alimenter l’image d’un syndicalisme preneur d’otages. Comme pour leur dire « à bon entendeur », la CGT énergie a donc choisi de faire une démonstration de force et de s’en prendre à ceux qui n’ont de cesse d’invisibiliser ou de stigmatiser leurs luttes.

Ils s’agissait, jeudi, pour les travailleurs de l’énergie, de reprendre la main sur leur outil de travail pour faire entendre leur colère. Les principales cibles de la journée ont été des groupes privés comme les usines d’armement Hérakles et EADS-Astrium, ou Arkema, qui sont tombées dans le noir. Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, en visite au palais des congrès à Bordeaux, s’est lui aussi retrouvé dans la pénombre. Coupure en eau de plusieurs clients industriels à Grenoble. Partout en France des baisses de charge ont également eu lieu.

Pour exemple, côté Normandie, 150 énergéticiens (dont les agents de la centrale nucléaire de Paluel) déterminés à agir contre les attaques ont visé les zones industrielles caennaises. Aéroport, Enedis, l’armée, zones commerciales, sont également tombées dans la pénombre.

Malgré cette journée de démonstration de travailleurs coordonnés au niveau national et organisés autour d’un même but, les revendications n’ont pu être satisfaites. Les réponses aux négociations ont été bien en deçà des demandes. Parmi elles, une demande d’augmentation de 2,8% sur les salaires et les pensions à laquelle la direction du groupe répondait par 0,2%. Les revendications vont donc dans le sens de l’unification des travailleurs de l’énergie puisque les augmentations sont demandées pour l’ensemble des travailleurs du secteur, de même qu’un même statut pour les internes et les externes c’est-à-dire les salariés qui travaillent dans les entreprises issues des deux entreprises « historiques » EDF et GDF mais également pour les salariés des filiales qui ne bénéficient pas aujourd’hui du même statut.
Après la journée de jeudi et pour se faire entendre, une mobilisation de plus grande importance se prépare chez les travailleurs de l’énergie pour le jeudi 7 décembre. A n’en pas douter, elle fera des étincelles !




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