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« Plus personne ne veut de CDI » ? Une ancienne coiffeuse répond à Frank Provost

« Plus personne ne veut de CDI » déclarait au micro Franck Provost, emblème de centaines de salons de coiffures en France et à l'international. Un mépris tel qu'il a poussé une ancienne coiffeuse à témoigner.

1984, Mon brevet de coiffure en poche, j’ai eu l’honneur de décrocher mon premier contrat de travail chez l’un des plus grand magnat de la coiffure Toulousaine. Fière de moi, j’allais commencer ma carrière dans un salon renommé.

J’ai cependant bien vite déchanté quand j’ai compris que j’avais signé un vulgaire CDD de 3 mois sur un temps complet, mais payable qu’à mi-temps car ce grand monsieur nous formais, dans son centre de formation, à ses techniques de coiffure et tarifais les prestations aux clients. Donc du tout bénef pour ce grand patron esclavagiste des temps modernes.

Celui-ci a gagné ses lettres de noblesses grâce à nous, en nous faisans miroiter une brillante carrière a condition de faire nos preuves.. Selon sa loi, nous devions attraper le plus de clients possible pour avoir notre nom sur le tableau du meilleur ouvrier du mois. Et pour que la pêche aux clients soit bonne, il faut coiffer vite et bien, mais surtout vite. Pour cela, pas de pause, pas plus de 2 pauses toilettes par jour et surtout interdiction totale de communiquer avec les collègues de travail. C’est surtout ce dernier point qui m’a considérablement choquée.

Alors un matin au bout de seulement 1 mois dans cette usine a cheveux, j’ai regardé ce salon de coiffure depuis le café d’en face et je me suis dit non c’est impossible , je ne peux pas accepter ça .




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