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Société

Le mépris de classe n'a pas de limite

"Plus personne ne veut de CDI aujourd’hui" selon Franck Provost, PDG des salons de coiffure

Dans la foulée des propos du Président, selon qui on peut trouver un emploi en traversant la rue, Franck Provost, PDG du groupe Provalliance, expliquait sur BFM Story ce lundi soir que "plus personne ne veut de CDI aujourd'hui" dans le secteur de la coiffure !

Dans la foulée du Président qui explique qu’on peut trouver un emploi en traversant la rue, Franck Provost, PDG du groupe Provalliance (et 220ème fortune de France avec environ 400 millions), explique sur BFM Story ce lundi soir que "plus personne ne veut de CDI aujourd’hui" dans le secteur de la coiffure !
Avec 6 millions de chômeurs, la formule a de quoi surprendre. Et pourtant, le PDG explique qu’ils cherchent "des milliers" (lui-même n’a pas l’air très au courant de combien...) d’employés, mais que les gens préfèrent des CDD courts plutôt que des CDI. "La faute aux indemnités de chômage qui n’incitent pas à reprendre le travail !" expliquent les autres intervenants à l’unisson.
Provost va même plus loin dans le mépris, quand il prend un exemple précis. Il explique avoir fermé un salon, et supprimé 20 à 30 postes donc, mais se plaint du fait que beaucoup n’ont pas accepté les reclassements proposés ! "Ils profitent du système, disons-le franchement" explique l’éditorialiste Emmanuel Lechypre...
Traduisons. Le PDG ferme un salon, supprime des postes (qui étaient bien, eux, des CDI), et propose des "reclassements" que les salariés licenciés devraient obligatoirement accepter (ils n’ont qu’à déménager, il faut savoir s’adapter au marché du travail, n’est-ce pas ?). Puis, il se plaint du fait que plus personne ne voudrait de CDI... Un comble !

Ceux et celles qui auront eu le courage d’écouter jusqu’à la 17e minute auront entendu la seule phrase ayant un peu de vrai. "On parle un peu comme des vieux cons là" se demande Olivier Truchot. Il ne croît pas si bien dire...

Crédits photo : LP/ARNAUD JOURNOIS.