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Jeunesse

Occupation de nuit et nouveau blocage ce mercredi

Poitiers. A 250, les étudiant.e.s votent la poursuite du mouvement

Il faisait un froid à décourager les plus déterminé-e-s, ce mardi à Poitiers, mais pas les étudiant-e-s de l’Université de Poitiers ! Après une journée de mobilisation, la poursuite du mouvement a été voté à 250, pour aujourd’hui.

Après le blocage des bâtiments de la fac de Lettres et Langues, mardi matin, une AG nourrie s’est tenue en amphi A3 entre 14h et 16h, mardi après-midi, à l’Université de Poitiers. Après un nouveau point sur la Loi Vidal et les réformes en cours, les étudiant.e.s mobilisé.e.s ont débattu de la poursuite du mouvement et de son extension en cette première semaine de rentrée.

Plusieurs points ont été discutés, à commencer par l’intervention en direction des lycées de la ville, une possible action de sensibilisation lors de la Journée Portes Ouvertes de l’Université, samedi 3 mars, mais aussi de la façon dont consolider le mouvement pour le faire grossir. Plusieurs équipes de diffusion ont distribué des tracts expliquant les raisons du mouvement actuel sur différentes fac du campus, mardi matin, recevant un bon accueil des autres étudiant.e.s.

La mobilisation a déjà décroché la dispense d’assiduité pour les étudiant.e.s mobilisé.e.s de Sciences Humaines et Arts (SHA) et Lettres et langues, ce qui représente une avancée : les étudiant.e.s en lutte, à commencer par les boursier.e.s, ne pourront pas être sanctionné.e.s pour leur participation au mouvement.

Au fil de l’AG, plusieurs décisions ont été prises, à commencer par celle de lancer une première manif itinérante, en fin d’après-midi, de maintenir l’occupation des locaux, en Lettres et langues, au cours de la nuit de mardi à mercredi, et d’organiser un nouveau blocage, cette fois-ci à la fac de Biologie, ce matin. Une nouvelle AG de mobilisation est d’ailleurs prévue à 14h.

250 en AG et des blocages réussis dès la rentrée : le mouvement qui avait commencé à prendre avant les vacances ne s’est pas essoufflé. Rien n’était joué d’avance, à Poitiers, mais la détermination a fait le reste.

Il faut maintenant continuer à trouver les moyens pour informer et convaincre largement les étudiant.e.s, à travers la multiplication des diffs de tracts, les débrayages de cours et d’amphi, en organisant un blocus itinérant, des cours alternatifs et ouverts, en revendiquant la dispense d’assiduité pour tou.te.s. Côté enseignant-e-s et personnels, les AG étudiantes sont parfaitement dans leur droit à interpeler les organisation syndicales professionnelles qui se disent opposées à la réforme et qui sont inquiètes de la mise en place de la Nouvelle Offre de Formation à la rentrée prochaine, qui s’annonce déjà très compliquées, pour leur demander de soutenir le mouvement en appelant à la mobilisation et à la grève. De même, en vue de la prochaine CNE du 10 février, il serait légitime que l’AG des étudiant.e.s mobilisé.e.s envoie, avec un mandat précis, une délégation à Paris, pour discuter, largement, du mouvement.

Si, en vue du 15 mars, de nouvelles AG se tiennent, avec l’objectif de mettre, comme au Mirail ou à Montpellier, 500 voire 1000 étudiant.e.s ensemble, alors le mouvement à Poitiers aura tenu ses promesses. Ce sera une façon de construire la mobilisation unitaire, avec les fonctionnaires, les cheminot-e-s et celles et ceux qui s’opposent à l’avalanche de mauvais coups du gouvernement, le 22 et après.

[Crédits : RP]




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