Politique

Ni oubli, ni pardon

Pour les deux ans de la mort de Rémi Fraisse, 500 personnes dans les rues de Toulouse

Publié le 26 octobre 2016

Deux ans jour pour jour après l’assassinat de Rémi Fraisse par les forces de l’ordre sur la ZAD de Sivens, environ 500 personnes ont battu le pavé de la ville rose. Toulouse, ville ou Rémi étudiait, avait été le foyer de luttes dénonçant les violences policières, suite à sa mort, et avait servi à l’époque de véritable laboratoire de répression. Une manifestation sous haute tension, donc.

Correspondants

Vers 19h00, après plusieurs prises de paroles rendant hommage à Rémi devant le monument aux morts, mais dénonçant aussi une répression qui ne fait que s’intensifier, en rappelant notamment la mort d’Adama Traoré cet été, le cortège s’est mis en mouvement, direction Arnaud Bernard.

Le dispositif policier mis en place était impressionnant : BAC en civil, policiers, CRS, gendarmes mobiles… Les forces de l’ordre encadraient l’intégralité du cortège et bloquaient toutes les rues menant vers le centre-ville.

Malgré cette provocation et ce déploiement de forces, aucun incident notable n’est survenu. Des slogans ont été scandés tout au long du parcours, rendant hommage à Rémi Fraisse (« Rémi, Rémi, on t’oublie pas ! »), encrant son assassinat dans un contexte de répression plus global (« Rémi, Adama, Zyed et Bouna, on n’oublie pas ! On pardonne pas ! » et « De Sivens à Calais, solidarité ! »), ou dénonçant les violences policières et l’impunité des forces de l’ordre, tels que les habituels « Police partout, justice nulle part ! », « Tout le monde déteste la police ! » et « La police mutile, la police assassine ! ».

Arrivés à Arnaud Bernard, les manifestants se sont à nouveau réunis pour des prises de paroles, et se sont dispersés peu avant 20h.