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Société

Le moment Meurice

Pour une militante LREM, les habitants des campagnes n’ont pas besoin d’hôpitaux

Dimanche soir, Guillaume Meurice est allé faire sa chronique à la réunion publique organisée par LREM à Paris. Il en est revenu avec quelques perles décomplexées qui en disent long sur le projet macroniste.

Au micro de Meurice, les macronistes sont formels : il faut « maintenir le cap ». Pour défendre quel projet de société ? C’est une militante qui clarifie sans complexe :

« De toutes façons il faut comprendre qu’on ne peut pas habiter dans un univers extraordinaire, avec la pelouse, les montagnes, une vue pas possible, et avoir un hôpital à côté et une pharmacie en bas de chez soi : ça c’est pas possible. On peut pas être à la campagne et à la ville ; nous on vit dans une ville super polluée, mais oui on a les hôpitaux. »

Ces propos relèvent d’une ignorance crasse : il suffit de sortir un peu des quartiers huppés pour constater que les villes n’ont pas le monopole de la pollution et de la laideur, beaucoup de campagnes ayant été transformées en zone industrielle ou commerciale au mépris de toute esthétique. Mais au-delà de leur inexactitude, peut-on accepter l’abandon sanitaire des campagnes au prétexte que leurs habitants profiteraient d’une plus belle vue ? Cette scène témoigne encore une fois de l’arrogance et du mépris des députés LREM, qui du haut de leur tour d’ivoire parisienne, cherchent à opposer les salariés des villes et des campagnes pour mieux diviser un mouvement qu’ils n’arrivent pas à éteindre.




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