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Jeunesse

Mobilisation à Toulouse – Le Mirail

Pourquoi aller à l’Assemblée générale du Mirail mercredi 4 octobre ?

Jeudi, ce sont 50 personnes qui se sont réunies en « comité d'action » à l'université du Mirail, pour préparer la première assemblée générale étudiante qui aura lieu mercredi 4 octobre et mobiliser le plus largement possible les étudiants en ce début de mobilisation. Alors que dans la plupart des universités, le mouvement se développe plus laborieusement, ces chiffres très encourageants ouvrent la possibilité, si l'essai est transformé, de construire un rapport de force conséquent dans un important bastion du mouvement étudiant qu'est le Mirail, et pourrait jouer un rôle dynamisant pour l'ensemble des universités.

En ligne de mire, grève le 10 octobre

Faisant largement accord chez les étudiants présents à la réunion, le principal enjeu des jours qui viennent est la préparation du 10 octobre. Cette journée de grève ne concernait initialement que fonction publique, appelée nationalement par l’ensemble des syndicats. Mais face au manque de perspectives données par les directions syndicales du privé, et pour en finir avec la division des dates de mobilisations « secteurs par secteurs », celle-ci commence à émerger comme un possible rendez-vous de convergence contre Macron et sa politique antisociale, auquel devrait se joindre notamment la CFDT routiers (syndicat majoritaire chez les chauffeurs), SudRail du côté des cheminots, le Front Social, etc.

Pour les étudiants du Mirail, cette date de manifestation nationale sera non seulement la première depuis la rentrée de la fac (hormis celle des retraités), mais représente aussi une occasion importante d’opérer une jonction avec les personnels et les profs de l’université. En effet, alors que l’université manque déjà cruellement de moyens, le gouvernement a coupé 331 millions d’euros au budget de l’enseignement supérieur, aggravant une situation déjà intenable pour les étudiants, dont beaucoup vont se poser rapidement la question d’arrêter faute de pouvoir étudier dans des conditions convenables, comme pour les personnels et les enseignants. Des salles de cours surchargées, des effectifs réduits à peau de chagrin entrainant même l’incapacité de certains cours à se tenir, des salaires gelés, des contrats précaires, en bref, des conditions de travail et d’études inadmissibles auxquelles vont se rajouter la suppression de 120 000 postes dans la fonction publique ! Autant de raisons pour converger le 10 octobre, construire une grève d’ampleur sur le campus, des étudiants et des travailleurs de l’université, pour exiger des moyens à la hauteur des besoins, en finir avec la sélection et faire barrage au projet de Macron qui ne nous réserve que précarité et conditions insoutenables de vie, de travail et d’études, à l’image également de la dernière « pépite » annoncée par la ministre du travail cette semaine. En effet, le « CPE pour tous », qui figurera également dans les ordonnances permettra aux employeurs de licencier les salariés en CDI sans aucun motif durant une période de... 2 ans après la signature du contrat.

L’assemblée générale étudiante du mercredi 4 octobre, qui se tiendra à 12h30 dans le Grand Amphi (bâtiment d’accueil), doit se faire le premier pas de la construction d’un tel mouvement. Les personnels se verront quant à eux en assemblée le lendemain, jeudi. Réunir l’ensemble des étudiants qui souhaitent s’informer sur le ordonnances de Macron, échanger sur leurs conditions d’études et de travail, débattre des moyens d’action et voter démocratiquement une orientation commune à l’ensemble du mouvement est une condition fondamentale à la construction d’une mobilisation massive et rassembleuse, au-delà des organisations politiques, syndicales et associatives existantes, et serait un excellent signal envoyé aux autres facs du pays. C’est l’objectif qu’a commencé à se fixer le comité d’action, sur le pied de guerre pour informer et mobiliser le plus largement possible !




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