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Genres et Sexualités

40ème marche

Pride 2017. Première marche des fiertés sous Macron

Samedi 24 juin a eu lieu la 40è marche des fiertés LGBTI à Paris. Comme tous les ans, la marche a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes. Cette année, les organisateurs de la marche ont souhaité la faire partir de Concorde, devant l’Assemblée Nationale. La marche a été ponctuée par diverses action politiques radicales.

Crédit illustration : Margaut Shorjian pour Révolution Permanente

Un grand ballon bleu ciel était présent à la marche des fiertés du samedi 24 juin à Paris : le ballon du cortège « LGBT En Marche ». Étrange paradoxe, puisque que plusieurs ministres ou candidats au législatives du nouveau gouvernement sont proches de La Manif Pour Tous. Ceci a été vécu comme une provocation par les militants de Act Up, qui ont bloqué le cortège pendant plusieurs minutes avec une banderole qui lisait : « Trans Bi.e.s Pédés Gouines avec les migrants. pas de fierté sans solidarité ! »

De la même manière, à l’image de la Pride de nuit, qui avait eu lieu la veille quelques milliers de personnes, un pôle radical a réuni plusieurs centaines de personnes s’opposant à la politique de l’Inter-LGBT, les organisateurs de la marche. Le pôle radical, réunissant la jeunesse du NPA, le Collectif Féministe Révolutionnaire et FièrEs, ont lancé des slogans contre les violences policières au char de Flag, l’association LGBT de la police et de la gendarmerie. Le pôle radical a également interpellé le char de GayLib, l’association des LGBT « libéraux », c’est-à-dire de droite.

La marche des fiertés est née un 28 juin 1969 à New York lors d’une descente de police dans un bar de la communauté LGBT. L’action des autorités a rencontré la résistance des gays, lesbiennes et trans présents, qui ont déchaîné une émeute sur plusieurs jours. Depuis, tous les ans la marche des fiertés a lieu fin juin partout dans le monde. Progressivement la marche des fiertés s’est dépolitisé, jusqu’à ce qu’on voit apparaitre des associations LGBT de policiers, ceux-là même que les émeutiers de Stonewall combattaient. De la même manière, la marche a vu l’arrivée de sponsors privés, qui souhaitent peindre en rose leurs marques. Pourtant, la marche doit rester un moment politique et de lutte (toute en restant festif), car on a encore des combats à mener pour l’égalité réelle.




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