Notre classe

« Chemise arrachée » VS vies broyées

Procès des Air France à Bobigny : le ton monte face à la répression syndicale

Publié le 27 septembre 2016

Les quinze salariés d’Air France, au moment des faits présumés menacés de licenciement tout comme 2 900 de leurs collègues, comparaissaient ce mardi 27 septembre au tribunal de Bobigny. Cinq d’entre eux font l’objet d’une plainte dans le cadre de l’affaire de la « chemise arrachée » de deux responsables des ressources humaines de la compagnie aérienne tandis que 10 autres pour des faits de dégradation. Sur l’esplanade du tribunal de Bobigny s’organise un rassemblement pour leur apporter du soutien et dénoncer le climat de répression syndicale et à l’encontre des mouvements sociaux qui touche également de plein fouet, les salariés de Goodyear.

Alors qu’a commencé le procès de la « chemise arrachée » au tribunal de Bobigny, c’est celui des responsables d’Air France, organisateurs de la casse de près de 3 000 emplois, et de l’État, complice d’utiliser sa justice pour les défendre, qui s’est déroulé, en dehors de l’enceinte du tribunal, sur le parvis.

400 à 500 personnes étaient ainsi présentes pour exprimer tout leur soutien aux salariés injustement inculpés. Etaient présents des organisations politiques comme Le Parti de Gauche, le PCF, Lutte Ouvrière ou encore le NPA ainsi que plusieurs délégations de militants CGT : des salariés de Ford du site de Blanquefort, dont Philippe Poutou candidat à la présidentielle pour le NPA , de Renault-Cléon, de Carrefour Market, de la CGT Info-com, ainsi que les secrétaires CGT de l’Union Départementale de la Seine-Maritime et de l’Union Locale du Havre. Philippe Martinez était également présent, même si ce dernier n’a pas pris la parole.

« Aujourd’hui la répression syndicale et les violences policières sont des conséquences de notre lutte contre la loi travail  » a dénoncé Reynald Kubecki (UL CGT du Havre) « Et il faut se mobiliser en masse contre ces violences  » «  Le 30 août dernier deux camarades dockers ont été interpellés en présence de leur famille  » a-t-il rappelé, invitant à se joindre au rassemblement de protestation à Paris le 25 novembre prochain, date de leur procès.
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A son tour Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear Amiens a rappelé le tournant répressif orchestré par la gouvernement. « La rue doit repartir de l’avant », profitant de sa présence pour interpeller Philippe Martinez, secrétaire de la CGT pour « créer l’unité d’action » contre cette répression syndicale. «  Il mettre un frein à cette chasse aux sorcières  » contre ceux qui défendent leurs emplois appelant à venir à Amiens le 19 et le 20 octobre.
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Egalement victimes des violences policières lors des manifestations contre la loi travail, Gildo Vieira Lopez, de la CGT et Nicolas Jounin, professeur de sociologie à Paris 8, étaient présents pour témoigner sur leur situation et sur le tournant autoritaire du gouvernement.