Société

Communiqué de presse de Nuit Debout Montpellier du 24 juin 2016

"Quand Gattaz vient en province : dégage !"

Publié le 24 juin 2016

Les AG populaires Nuit Debout (Montpellier, Pic-Saint-loup, Nîmes, Lunel), Solidaires et la CGT avaient appelé à un rassemblement le mercredi 22 juin à la Grande-Motte devant le Palais des congrès afin de faire écho à la venue de Pierre Gattaz à l’AG du Medef Languedoc-Roussillon.

Nuit debout Montpellier

Environ 150 personnes avaient répondu à l’appel afin de manifester leur opposition à la loi travail : « loi Medef »… !

La manifestation s’est déroulée jusqu’à environ 20h30 sans incident. La CGT mines et énergie a annoncé une coupure d’électricité au Palais des congrès à partir de 18h30.

Perturbation de la soirée Medef à la Voile Bleue !

Nous nous sommes ensuite dirigés spontanément à la Voile bleue, club sélect où se déroulait la soirée prestige du Medef.

Des slogans liés à la loi travail et son monde ont été scandés, rappelant les 41 milliards offerts par le PS au Medef sans retour sur les créations d’embauche promises (dans le cadre du pacte de responsabilité). Ceci alors qu’à l’époque Gattaz affichait avec panache un pin’s « 1 million d’emplois ». Une demi-heure de protestation, d’occupation de la plage avec slogans et fumigènes !

La Voile Bleue (partenaire annuel du Medef et déjà envahie par les intermittents le 19 mai pour les mêmes raisons) emploie un nombreux personnel de sécurité (probables futures victimes de la loi travail… !), jamais très préparé à ce genre d’intervention et qui nous a reçus de manière assez “musclée”, bien qu’aucun manifestant n’ait essayé d’entrer et que le rassemblement soit resté de lui-même cantonné sur un espace public (plage côté mer).

La gendarmerie lourdement armée (tout comme au Palais des congrès) s’est interposée sans entrer dans des provocations qui auraient pu envenimer la situation.
L’attitude provocatrice du gouvernement et son refus de céder sur une loi largement rejetée par la population, font monter les tensions. Face au déni de démocratie et au passage en force du pouvoir, nous ne céderons pas.
Le combat contre la loi travail et son monde continue !