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Politique

Précarité ?

Quand Gérard Collomb affirmait « vivre un cauchemar » car son salaire était de seulement… 4000 euros

En janvier dernier, le néo-ministre de l’intérieur Gérard Collomb avait déclaré vivre un cauchemar car son salaire avait été réduit… à 4000 euros par mois.

© Tim Douet

« Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la métropole, je suis donc tombé à 4000 euros par mois. » Une tragédie pour Gérard Collomb, qui avait déclaré « vivre un cauchemar » après avoir été sanctionné.

Mais pourquoi une telle sanction, faisant tomber l’ami Gérard dans une extrême précarité ? Et bien, il ne s’agit ni plus ni moins que ses absences répétés aux séances du Sénat. Pour se justifier, Gérard Collomb avait alors déclaré qu’« il est impossible de prévoir quels jours on doit être à Paris, car on ne sait pas d’une semaine sur l’autre quand se feront les votes solennels. Impossible dans ces conditions d’organiser un agenda ». Il serait peut être bon d’avertir le désormais ministre de l’Intérieur que d’autres moyens de locomotion que la carriole tirée par des chevaux sont aujourd’hui disponibles, et qu’il est possible d’effectuer le trajet Lyon / Paris en environ deux heures.

Pour un changement radical de la vie politique, Gérard Collomb est pourtant dans les clous. En effet, le ministre de l’intérieur fait preuve d’une totale déconnexion de la « vie réelle », alors que 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 900 euros par mois. Alors que Gérard Collomb n’a pas hésité à afficher sa vélléité de renforcer la chape de plomb dans les quartiers populaires, cette anecdote a le mérite de cerner au mieux le personnage, prêt à défendre les intérêts du patronat, à profiter d’une belle part de gâteau tout en militarisant l’espace public pour prévenir toute résistance populaire et ouvrière.




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