Politique

Violences policières

Quand Le Parisien apporte sans le vouloir une preuve des violences policières…

Publié le 8 juin 2016

Les grenades de désencerclement sont censées être jetées au sol. Même bien lancées, elles peuvent blesser gravement. Médias, police et gouvernement ne cessent de nous marteler l’inexistence des violences policières. Cette photo est une preuve du contraire : Les policiers lancent les grenades en l’air, visant bien la tête des manifestants. Bien évidemment ils ne seront jamais mis en examen pour « tentative d’homicide ».

Martín Noda

Nous le savons depuis un certain temps, la police réprime fortement les manifestations. Leur objectif n’est pas le « maintien de l’ordre », mais de blesser et intimider les opposants à la « Loi travail ». Pourtant, les grands médias cachent ces violences autant que possible. Après les derniers « excès » de la police – charge policière avec des voiture et matraquage de journalistes à Rennes, une femme violemment « molestée » par la police à Toulouse, un manifestant tabassé par terre à Caen, des collégiens frappés à Saint-Malo, mais surtout un journaliste dans le coma à cause d’une grenade de désencerclement – ces médias se sont vu contraints d’en parler un peu, tout en essayant de protéger le gouvernement et la police. Mais Le Parisien, sans le vouloir, a publié une photo très compromettante pour les « forces de l’ordre ».

Un article pour parler des violence des « antifas », qui peux en réalité servir notre camp.

A l’origine, Le Parisien n’avait pour but que de parler que de la violence des « casseurs », selon lui responsables des affrontements avec les forces de l’ordre, à l’endroit même où avait brûlé la voiture de police.
Pour cela il a illustré son article d’une une photo montrant des manifestants cagoulés, des nuages de gaz lacrymogène, et des banderoles pour se défendre. Un projectile vole.

Peut-être la rédaction pensait-elle qu’il s’agissait d’un pavé ou d’une bouteille, ce qui aurait démontré la violence des manifestants. Or, il s’agit d’une grenade de désencerclement – censée être lancée au sol – qui explosera bientôt près de la tête des manifestants.

C’est un miracle qu’elle n’ait pas fait pas de blessés. Le policier qui l’a lancée sera-t-il mis en examen pour tentative d’homicide ? Peu probable, car cette justice est une justice de classe, qui réserve la relaxe la police et la prison ferme pour les manifestants.

partager

Mots-clés