^

Politique

Répression des gilets jaunes

Quand on veut on peut : Macron offre une prime aux policiers

Alors que les gilets jaunes sont mobilisés depuis trois semaines contre les taxes et la vie chères et subissent la répression policière, Macron offre une prime aux policiers.

À l’heure où la situation se tend de plus en plus entre le gouvernement et les gilets jaunes, largement soutenus par la population, et après trois semaines de mobilisations, marquées notamment par deux samedis de contestation radicale à Paris, Macron semble plus que jamais en dehors de la réalité. En effet, Manu vient de débloquer une prime exceptionnelle pour les policiers mobilisés lors du samedi 1er décembre, qui a mis à rude épreuve la colonne vertébrale de la République, pour reprendre les mots prononcés par Édouard Philippe au soir de cette journée d’émeute.

Si ce n’est pas la preuve que le gouvernement a des moyens à distribuer quand il le veut bien, alors c’est à n’y rien comprendre. Pour féliciter ceux qui ont tué des manifestants, qui ont mutilé, blessé à coup de flashball, réprimés et gazé les gilets jaunes avec des milliers de grenades lacrymogènes, Macron a les moyens. Mais pour « ceux qui ne sont rien », pas un rond.

Pourtant, les gilets jaunes ne cessent de réclamer la fin du matraquage fiscal, le rétablissement de l’ISF et la hausse du SMIC, ce à quoi le gouvernement ne répond que par son refus d’y accéder. Édouard Philippe rappelait lui-même au micro de Jean Jacques Bourdin qu’il était hors de question d’augmenter le SMIC afin de « faire en sorte que seul le travail paye. Mais c’est sans comprendre que le travail ne paye pas lorsqu’on est intérimaire, précaire ou exploité pour un SMIC ou pour moins encore. Et que c’est ce message que les gilets jaunes font entendre partout où ils se mobilisent.

Avec cette prime accordée aux policiers lors d’un repas organisé avec les CRS ce lundi, Macron fait le choix de la répression contre le mouvement de contestation de fond de sa politique des premiers de cordées. Il fait le choix de la violence de classe et du mépris de la population.

Crédits photo : Abaca




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Emmanuel Macron   /    Répression   /    Politique