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Société

10 000 personnes au 17ème rassemblement national contre le projet d’aéroport de Grand-Ouest

Quel avenir pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sous la présidence Macron ?

Le rassemblement annuel des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a eu lieu les 8 et 9 juillet sur les terres contestées du bocage nantais avec plus de 10 000 participants. crédits photo : AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER

Alors que le projet de construction de l’aéroport semble de plus en plus improbable, la question de l’avenir de la ZAD en cas d’abandon se pose. Les opposants veulent empêcher toute expulsion de ces terres réappropriées où vivent une communauté de militants, zadistes, agriculteurs, population locale, qui ne veulent pas qu’elles soient cédées à de géant de l’industrie agro-alimentaire au détriment de la biodiversité du bocage. Cependant, son occupation gène le gouvernement puisqu’outre passe ouvertement – et très médiatiquement – son autorité et ce depuis 2008.

Le 2 juin 2017, une médiation a été mise en place afin pour rendre un avis sur le projet d’aéroport, comme l’avait promis le candidat Emmanuel Macron – bien qu’ayant annoncé en avril 2017 que « l’aéroport se fera[it] ». Devenu président, il a nommé Michel Badré, Gérard Feldez et Anne Boquet pour enquêter et rendre en septembre leurs conclusions.

Ce n’est pas le premier dispositif de ce type à être mis en place puisqu’en novembre 2012 Jean-Marc Ayrault, alors Premier Ministre, avait lancé une commission de dialogue, puis en juin 2016, Ségolène Royale en tant que ministre de l’Environnement, déjà avait déjà missionnées trois experts.
Ces tentatives de « dialogue » cachent de manière grotesque les véritables ambitions du gouvernement Hollande d’expulser la ZAD et de construire l’aéroport Grand-Ouest en usant de la même répression violente qui a tué Remy Fraisse en octobre 2014.

Par ces actions, et par la nomination de François Hulot, Macron tente de « greenwasher » son gouvernement en le rendant esthétiquement pro-environnement, même s’il est de notoriété commune qu’il suivra les intérêts de la grande bourgeoisie, profondément capitaliste et donc anti écologique.

En cas de victoire des opposants et d’arrêt du projet, ce ne sera pas grâce à une volonté politique ni grâce à une personnalité politique – Macron comme Hulot, mais grâce à la très forte d’opposition des militants qui ont combattu la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes au profit de la multinationale Vinci. De plus, les coordonnées politiques ont évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron qui hérite de ce dossier brûlant et dont la priorité va vers la casse du droit du travail, de la sécurité sociale, et du renforcement de l’impérialisme français, au moins pour l’été 2017…




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