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Notre classe

Répression suite aux mobilisations contre la loi travail

Rassemblement à Amiens. Les cheminots se mobilisent pour défendre leur collègue réprimé

Ce lundi 6 mars, un rassemblement s’est tenu devant le tribunal de grande instance d’Amiens à l’appel du syndicat SUD Rail et en soutien à Arnaud, cheminot réprimé pendant les mobilisations contre la loi travail au printemps dernier. Il a été condamné à 67 000 euros d’amende, accusé par cette justice de classe d’avoir manifesté, comme tant d’autres jeunes et travailleurs à Amiens et partout en France, contre la loi travail et son monde. Trois autres manifestants sont jugés dans le cadre du même procès. Le verdict du jugement en appel sera rendu le 7 juin.

Plus de 200 cheminots venus de partout en France ont fait le déplacement ce lundi 6 mars à Amiens pour venir soutenir leur collègue Arnaud, militant de SUD Rail condamné pour avoir manifesté son rejet à la loi travail au printemps dernier.

Des délégations de cheminots venues de Strasbourg, Lille, Paris et encore d’autres villes, se sont rassemblées à partir de 11h sur la place qui se trouve devant le tribunal de grande instance pour exprimer leur soutien à Arnaud. Après une première prise de parole d’Arnaud, où il a remercié aussi bien sa famille que l’ensemble des collègues mobilisés pour le soutenir, c’était au tour du père d’Arnaud de prendre la parole pour inviter les présents à rester devant le tribunal pendant que cette caricature de procès se déroulait dans « ce tribunal de l’injustice ». François Ruffin, réalisateur amiénois du film Merci Patron !, s’est également rendu au rassemblement et a pris la parole pour rappeler que l’on est là face à une justice de classe qui n’hésite pas à condamner ceux qui luttent pour défendre nos acquis sociaux.

Vers 13h30, Arnaud est rentré dans le tribunal, accompagné d’une quarantaine de collègues, de ses amis et de sa famille. Le tribunal a repoussé le rendu du jugement au 7 juin, donc la mobilisation contre la répression doit continuer, d’autant plus qu’Arnaud et les trois autres manifestants jugés dans le cadre de ce procès sont loin d’être les seuls à être poursuivis par cette pseudo-justice qui pardonne les Cahuzac et les Fillon, mais condamne les Goodyear et tous ceux qui cherchent à contester la politique des patrons.

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