Société

Pas de quartier pour les fachos.

Réfugiés. A Marseille, la manifestation anti-fasciste fait barrage à l’extrême-droite

Publié le 7 novembre 2016

Emmenée par un élu FN, une centaine de personnes s’était rassemblée à Marseille à l’occasion d’une manifestation anti-migrants. Mais l’extrême-droite a dû faire face à une contre-manifestation, en solidarité avec les réfugiés, qui ne comptait pas moins de 300 personnes.

Julian Vadis

S’il y a bien une tradition que le maire FN des 13eme et 14eme arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, n’apprécie guère, c’est celle de l’accueil des « étrangers ». Si on pourrait aisément lui rétorquer qu’en matière d’accueil des réfugiés le gouvernement PS ne se trouve pas dans une position si différente des siennes, l’élu frontiste a décidé de passer à la vitesse supérieure, en prenant la rue. Poussant l’amalgame jusqu’à dire ouvertement que cette tradition était celle qui avait permis les événements tragiques du Bataclan, Stéphane Ravier a tenté de s’offrir une vitrine médiatique en appelant à un rassemblement anti-migrants, ce samedi. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a été mis en échec.

En effet, si une centaine de personnes a répondu à son appel, la contre-manifestation anti-fasciste a quant à elle rassemblé 350 personnes ! Derrière le cordon de CRS, le discours de l’élu frontiste a été conspué, les slogans « Migrants bienvenue, facho dégage » couvrant allégrement les paroles réactionnaires émanant du rassemblement d’extrême-droite. Une véritable défaite de rue pour la fachosphère.

Après que le rassemblement d’extrême-droite se soit dispersé, le contre-rassemblement a pris la décision de défiler dans les rues de Marseille. Une initiative qui n’a pas été du goût des forces de répression, ce qui a conduit à un gazage "en règle" et à plusieurs interpellations. Face à cette situation, la revendication de non poursuite des personnes interpellées est primordiale. Pour que nous puissions faire barrage aux idées réactionnaires et xénophobes, jusque dans la rue.