^

Société

Le manque de personnel pointé du doigt

Reims. Une femme meurt après deux heures d’attente aux urgences

Ce mardi, une femme est décédé d'un malaise cardiaque, sur un brancard des urgences au CHU de Reims. La septuagénaire était en attente depuis plus de deux heures. Les syndicats dénoncent un manque de personnel tandis que la direction, cynique, rejette toute responsabilité.

Une femme de 73ans est morte d’un malaise cardiaque au CHU de Reims, après plus de deux heures d’attente aux urgences. Immédiatement, la direction de l’hôpital a déclaré au Figaro que la patiente n’était« pas décédée suite à l’attente au sein des urgences ». Pire, l’enquête interne aurait déjà donné son verdict : l’hôpital serait hors de cause car « à son arrivée, les données cliniques de la patiente autorisaient de différer sa prise en charge compte tenu du volume et de l’intensité de l’activité du service à ce moment-là. En effet, les effectifs du service étaient au complet et prenaient en charge, dans le même temps, quatre patients en situation d’urgence vitale. Les urgences sont traitées selon la gravité de l’état des patients ». Malgré cela, le fils de la septuagénaire envisage de porter plainte contre l’hôpital, estimant que « l’attente a pu lui être fatale ».

Un cynisme total qui alerte les syndicats qui dénoncent un manque vital de personnel au CHU. En effet, ces dernières années ont été synonyme de fermeture de services, avec bien entendu des emplois en moins. Un problème qui n’est évidemment pas spécifique à l’hôpital de Reims.

En effet, les grèves se multiplient ces dernières années, alors que les cas de burn-out et de suicides sont en constante augmentation chez des personnels toujours plus sous pression. A Toulouse, certains services sont en grève depuis plus de trois mois tandis que, le 15 mars, une nouvelle journée de mobilisation des EHPAD, rejoints par les étudiants et les personnels de l’éducation, est prévue.