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Notre classe

Grève SNCF, Parcoursup, Dupont-Aignan, radars, paye des députés...

Replay. Clash de classe quand un cheminot en grève est invité aux Grandes Gueules

Anasse Kazib, cheminot de Paris Nord en grève et délégué SUD Rail, était l'invité des Grandes Gueules le 25 mai, jour où Edouard Philippe annonçait une reprise partielle de la dette de la SNCF par l'Etat. Face aux animateurs de l’émission Alain Marschall et Olivier Truchot, au juriste-essayiste Charles Consigny, au petit patron fromager Johnny Blanc, Anasse a donné un point de vue de travailleur hérissant le poil de ses interlocuteurs sur les différents sujets abordés : grève à la SNCF, répression des lycéens mobilisés contre Parcoursup, Nicolas Dupont-Aignan, les radars comme machine à fric du gouvernement, la rémunération des députés ou encore le changement de nom de Marion Maréchal-Le Pen.

En tant que cheminot en grève, Anasse a été interrogé sur l’un des sujets centraux de l’émission qui était de savoir si après l’annonce d’une reprise de la dette de la SNCF par l’Etat, les cheminots allaient mettre fin à leur mouvement. Anasse a alors exprimé le point de vue des grévistes, pour qui il n’est pas question de se laisser avoir par cet écran de fumée, qui n’a d’ailleurs jamais été la revendication de la grève, celle-ci portant sur le retrait du pacte ferroviaire.

En pleine polémique après les propos d’un député Les Républicains estimant qu’il n’était pas assez payé, Anasse clashe le chroniqueur Charles Consigny : « Pour quelqu’un qui surveille les cheminots à la sortie du boulot, je te trouve complaisant avec les parlementaires »

Après la répression de la mobilisation sur le lycée Arago, où 40 mineurs ont été placés en garde-à-vue, Anasse a réaffirmé son soutien aux jeunes mobilisés : « Parcoursup c’est sélectionner l’élite de la nation et les enfants d’ouvriers iront à la poubelle, voilà pourquoi le cheminot que je suis s’associe aux étudiants et aux lycéens ! »

Sur le sujet des radars et de la baisse des vitesses maximale autorisées sur les routes, alors que tous semblaient s’accorder sur le fait qu’il s’agissait d’une machine-à-fric du gouvernement, Anasse a complété par une analyse de classe : « Plus le nombre d’infractions baisse, plus le prix des contraventions augmente. C’est inadmissible. On nous a vendu les radars comme la 8e merveille du monde mais il y a toujours autant de morts sur les routes ! On tape toujours les précaires, les coursiers etc., qui sont des professionnels de la route ».

Puis le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l’Essonne, passait « le Grand Oral » des Grandes Gueules. Anasse a saisi l’occasion pour lui rappeler qu’il n’était pas du côté des travailleurs comme il le prétendait : « aux présidentielles, vous étiez le candidat avec le plus gros patrimoine ! »

Enfin, interpelé sur le changement de nom de Marion Maréchal-Le Pen, Anasse réagit : « ils feraient mieux de se faire oublier tout court. Ces gens font des selfies avec les travailleurs de Whirlpool pendant les présidentielles et après on n’en entend plus parler ».

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