Monde

Les manifestations veulent la tête du président Zuma

Répression en Afrique du Sud. La Police use de canons à eau et tire aux flashballs sur les manifestants

Publié le 2 novembre 2016

Empêtré dans des affaires, le chef de l’Etat sud africain se voit être dans l’oeil du cyclone avec la publication d’un rapport qui pourrait le mettre en cause. A Petroria, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s’est tenu aujourd’hui. Par le biais de son bras armé, Zuma a durement réprimé les manifestants.

Frédéric Apoyo

Canons à eau, tirs de balles en caoutchouc. Zuma veut faire taire la mobilisation

Alors que la justice a ordonné la publication d’un rapport mettant en cause Zuma, et que ce dernier a retiré sa demande de report de publication, des milliers de personnes ont manifesté à Petroria, capitale économique d’Afrique du Sud, répondant à l’appel de plusieurs organisations syndciales et politques. Alors qu’une vague de contestations étudiantes avaient, il y a quelques mois, ébranlées le pays, le gouvernement avait joué la carte de la répression. A tel point qu’un étudiant avait trouvé la mort, et que de nombreux blessés sont à déplorés. Pourtant, ces précédents n’ont pas empêché Zuma et ses sbires de rejouer le même scénario, et ce alors que la justice avait donné raison aux manifestants quelques heures plus tôt. C’est ainsi qu’en guise de comité d’accueil, la Police a arrosé les milliers de manifestants à coups de canons à eau et ... de tir de balle en caoutchouc. Pour l’heure, aucune information ne permet de savoir si cette entreprise répressive a fait des victimes.

Zuma au coeur d’un scandale de grande ampleur

Jusqu’ici, Zuma a nié en bloc les accusations qui lui sont faites, avec notamment des accusations de trafic d’influence politique. En effet, Zuma aurait usé de l’influence de Ajay, Atul et Rajesh Gupta, trois frères d’une riche famille d’origine indienne, dans la désignation de certains ministres. Un dossier qui s’ajoute à une pléiade de scandales, auxquels le président sud-africain a su échapper avec l’appui de la direction du Congrès national africain (ANC).

Mais cette fois ci, le président sud africain risque d’avoir plus de mal à faire passer la pilule. En effet, il a lui même retiré sa demande de report de publication du rapport et ce dernier a vu sa publication être autorisé par une juge.

Alors que Zuma semble vouloir utilisé la force répressive de l’Etat pour faire taire la contestation, et assoir son autorité, un soutien sans faille doit être apporté au mouvement en cours. Pour que cesse l’intimidation policière et les violences visant notre camp social.