Politique

La police contre la loi travail ?

Répression préventive. A Montpellier, c’est la police qui bloque l’autoroute !

Publié le 20 avril 2016

Hier, à Montpellier, plus d’une centaine de manifestant.e.s se sont réuni.e.s pour exprimer leur refus total de la loi travail. L’objectif de cette journée de mobilisation était de faire une action de péage gratuit afin d’informer les automobilistes sur la mobilisation. Une journée placée sous le signe d’un dispositif policier impressionnant.

Paul Rolland

Lycéen.ne.s, étudiant.e.s, membres de l’AG citoyenne et salarié.e.s notamment du collectif anti-Sanofric ont convergé à 11h place de la comédie où dès le début de la journée une forte présence policière les attendait... Les participants ont compté pas moins de 12 cars de CRS, sans parler des forces de la BAC et des renseignements généraux.

La manifestation a alors emprunté une rame de tramway afin de se rendre jusqu’à la sortie d’autoroute Saint Jean de Védas pour mener leur action « péage gratuit ». C’était sans compter sur la participation des forces de répression, qui ont suivi les manifestants jusque là-bas et les ont bloqués contre une rambarde de sécurité près du péage. En les intimidant par des menaces (« cette action va vous coûter cher »), ils les ont ainsi contenus pendant une heure afin de les empêcher de mener à bien leur action de sensibilisation – ce qui n’a pas empêché les manifestants de crier leurs slogans contre la loi Travail, et contre les lois de l’État, des flics et des patrons. Mais la police et les CRS ne se sont pas arrêtés là : afin de créer malgré tout un incident, ce sont eux qui ont bloqué la sortie d’autoroute, et ont demandé aux automobilistes de faire demi-tour pour emprunter une autre sortie !
Les manifestants sont alors repartis vers le centre-ville et ont brièvement et joyeusement occupé une agence bancaire de la Société Générale, aux cris de « On veut un compte au Panama », sous la surveillance rapprochée des forces de police.