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Retour sur le meeting au Havre contre les fausses idées de l’extrême droite

Avec ce meeting initié pendant la loi Travail, l’intersyndicale CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNEF avait choisi de montrer que le programme de l’extrême droite n’est ni un programme pour les travailleurs, ni pour les privés d’emplois, ni pour les retraités ou la jeunesse. Maryline Dujardin

À la tribune, les syndicats et collectifs s’étaient intelligemment réparti le programme pour démontrer scientifiquement la dangerosité des idées portées par le FN. Au-delà du contenu en lui-même, ce qui a semblé fort, c’est de voir ce front unique impulsé par l’intersyndicale et des collectifs qui avaient à cœur de porter des valeurs opposées à celle de l’extrême droite. Durant le meeting a été décortiqué un programme qui met sur le même plan travailleurs et patrons comme s’ils avaient les mêmes intérêts, qui présente le protectionnisme comme une solution, ainsi que d’autres fausses idées de relance économique qui donnent une vision archaïque de la femme, accentue les divisions dont se nourrit l’extrême droite, un programme profondément raciste (même si le racisme dépasse aujourd’hui le simple cadre de l’extrême droite), qui veut accroître le tout-sécuritaire en renforçant les institutions de force de l’ordre.

Tous ces éléments programmatiques du FN ont été exposés et dénoncés comme des fausses solutions dangereuses pour notre camp, et beaucoup ont mis l’accent sur un programme éminemment raciste qu’il convient de combattre tout comme les violences policières (le sweat de Valentin Druez de l’Unef, « Justice et vérité pour Abdoulaye Camara », était d’ailleurs là pour nous rappeler la violence policière qui tue dans les rues du Havre également).

Et face à ce marasme de fausses idées de divisions et de stigmatisation, il s’agissait jeudi soir durant ce meeting de réaffirmer des valeurs unitaires, internationalistes, féministes et impulser des mots d’ordre pour les luttes à venir.

Le meeting, qui a réuni plus d’une centaine de personnes, renouait en quelque sorte avec la tradition de faire front face à l’extrême droite de façon politique, comme on peut le voir sur la couverture du journal Vérités de 1934. Un meeting somme toute exemplaire puisqu’il proposait aux travailleurs, privés d’emplois, retraités et jeunes présents de prendre la parole et de faire de la politique par eux-mêmes, initiative exemplaire qui permet de penser la conscientisation politique à large échelle, tout en impulsant des dynamiques pour les luttes à venir, comme l’échéance du 19 mars plusieurs fois proposée. Plusieurs participants à ce meeting sont donc intervenus sur différents sujets liés à l’extrême droite : médiatisation, droits sociaux, économie, racisme…

« Diviser sous couvert de préférence nationale ne peut servir que ceux qui exploitent et s’accaparent les richesses. À l’inverse, le mouvement syndical a dès ses origines une dimension internationaliste. Cela nous permet de puiser dans notre histoire et dans les avancées que nous avons gagnées dans les luttes des points d’appui. C’est bien l’union à grande échelle des salariés, quels que soient leur nationalité et leurs lieux de travail, qu’il convient de rechercher. »

À la tribune étaient présents ;

Jacques Richer pour l’intersyndicale,

Stéphanie Rio pour la FSU,

Sonia Porot pour la CGT confédérale,

Valentin Druez pour l’UNEF,

Alain Ponvert pour ATTAC,

ASETHI

le collectif VISA

Ras l’Front




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