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Politique

Vote bloqué

Revalorisation des retraites agricoles : le gouvernement l’empêche une nouvelle fois

Mercredi, au Sénat, le gouvernement a encore une fois bloqué l'adoption de la proposition de loi communiste visant à augmenter les pensions agricoles.

Crédits photos : PASCAL PAVANI / AFP

En effet, cette loi portée par le PCF pour modifier le montant minimal de la retraite des agriculteurs et qui faisait l’unanimité de tous les partis politiques, avait été votée par l’assemblée nationale en Février 2017.

Le gouvernement avait amendé le texte et fait passer le projet en « vote en bloqué » article 44,3 et ainsi obligé les sénateurs à voter pour repousser à 2020 au lieu de 2018, le délai d’application de cette loi. Le gouvernement avait alors prétexté que « l’amélioration des petites pensions agricoles ne peut être envisagée indépendamment des autres évolutions qui affectent notre système de retraite ».
Encore une fois le gouvernement n’hésite pas à utiliser et mettre en place les stratagèmes les plus anti-démocratiques de la cinquième République pour faire passer ses plans austéritaires.

Pour encore gagner du temps, le gouvernement vient d’ajouter de nouveaux amendements à ce texte arguant qu’« il ne serait pas raisonnable de statuer pour un seul corps », indépendamment de la réforme des retraites en préparation par le gouvernement pour 2020, a expliqué la ministre Agnès Buzyn. Et l’argumentation est plus qu’indécente. Un amendement que la ministre dit en faveur des conjoints des d’agriculteurs, pour justifier de ne pas revaloriser les retraites des agriculteurs… Une ruse de plus avant la casse du système des retraites pour tous prévue par Macron en 2019.

Tant pis pour l’urgence des plus précaires. Pendant que Macron, et son gouvernement vivent, d’autres peinent à survivre.
Actuellement, le montant minimal de la retraite des agriculteurs représente 75 % du SMIC net, (environ 890 euros) et connaît un rehaussement de 10 %. Quand on sait que le secteur agricole est de plus en plus touché par la précarité et que des milliers d’agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté. De plus le secteur agricole est fortement touché par le suicide (un tous les deux jours).
Leurs conditions de vie sont de plus en plus dur. Le capitalisme les force à s’endetter pour pouvoir survivre, à faire toujours plus (agrandir l’exploitation, augmenter la cadence, machine...) pour finalement pas grand-chose.




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