Société

La candidature du candidat républicain en crise

Robert De Niro s’en prend à Donald Trump : « C’est un porc, un crétin, une honte pour le pays »

Publié le 10 octobre 2016

Dans un court message diffusé sur la chaîne de Fox News la semaine dernière, l’acteur états-unien Robert De Niro s’en est violemment pris à Donald Trump, dont la candidature à la Maison blanche se trouve actuellement en pleine tourmente après la révélation de nouveaux propos machistes. Hillary Clinton s’est, elle, retrouvée dans le viseur de Wikileaks qui a publié des documents compromettants.

L’acteur Robert De Niro a durement critiqué le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, dans un court message diffusé à l’antenne de Fox News – chaîne conservatrice par excellence – qui s’est très rapidement viralisé par la suite, étant partagé par des millions de personnes sur les réseaux sociaux. De Niro qualifie Trump de « stupide », « sale type », « porc » et affirme qu’« il ne sait pas de quoi il parle. » « C’est un désastre national. Il est une honte pour ce pays. Ça me rend tellement en colère que ce pays en soit arrivé au point de mettre cet idiot, ce crétin, là où il est aujourd’hui », a-t-il poursuivi.

La vidéo de Robert De Niro intervient alors que la candidature de Trump est en pleine crise après la révélation, par le biais d’une autre vidéo diffusée à large échelle, de nouveaux propos machistes que le candidat a tenu à l’égard des femmes. Certains Sénateurs républicains ont exigé le retrait du candidat à la suite de cette révélation.

« Le caractère, c’est important. @realDonaldTrump ne va de toute évidence pas gagner. Mais il peut toujours faire quelque chose d’honorable. Se mettre de côté laisser Pence tenter sa chance », a affirmé, par exemple, le Sénateur du Nebraska, Ben Sasse, sur son compte Twitter, faisant référence au candidat à la vice-présidence et gouverneur de l’Indiana, Mike Pence.

Le Sénateur de l’Idaho, Mike Crapo, s’est également manifesté en faveur de la démission de Trump : « Ne nous trompons pas. Nous avons besoin d’un leader républicain à la Maison Blanche. J’incite Donald Trump à se mettre de côté, ce qui permettrait au Parti républicain de proposer un candidat conservateur comme Mike Pence qui peut battre Hillary Clinton. »

Mike Pence s’est dit « offensé » par la vidéo, datant de 2005, sur laquelle on voit son colistier tenir des propos dégradants à l’égard des femmes.

« En tant que mari et père, je me sens offensé par les propos et les actions décrites par Donald Trump dans la vidéo révélée hier » a-t-il affirmé dans un communiqué de presse. « Je n’approuve pas ses commentaires et je ne peux pas les défendre. Il a fait ce qu’il fallait faire en exprimant son regret et en s’excusant devant le peuple états-unien. »

Mais les critiques ne se limitent pas aux membres du Parti républicain. Sous pression de son parti, Trump a assuré qu’il ne renoncerait pas à la candidature. « Renoncer, ce n’est pas possible » a-t-il déclaré au Wall Street Journal dans un entretien où il a catégoriquement nié le fait que sa campagne soit « en crise », assurant qu’il bénéficie d’un soutien « incroyable ».

Hillary Clinton mise en difficulté par les révélations de Wikileaks

L’organisation Wikileaks a révélé vendredi dernier les transcriptions des discours qu’a faits la candidate démocrate pour de grandes entreprises de Wall Street.

Dans un des discours devant les membres de Goldman Sachs et Black Rock, Clinton a parlé de sa belle vie, loin des problèmes des classes moyennes nord-américaines. « Je suis assez loin de tout ça, grâce à la vie que j’ai pu mener et la fortune, vous le savez déjà, que mon mari et moi avons pu acquérir, mais je ne l’ai pas oublié » a-t-elle martelé.

Dans la transcription d’un autre discours, cette fois-ci devant une banque brésilienne en 2013, Clinton a montré son soutien au libre commerce, une position assez loin de celle qu’elle défendait face à Bernie Sanders lors des primaires démocrates.

Clinton, qui s’oppose maintenant au Traité transatlantique tout comme Donald Trump, a tout de même affirmé que son rêve est de voir naître « un marché commun continental, avec le libre commerce et des frontières ouvertes. »