Notre classe

Répression anti-syndicale à la SNCF

SNCF. Sanction pour un cheminot accusé d’être « cause de souffrance » pour la direction

Publié le 12 octobre 2016

Nous reproduisons ci-dessous le tract intersyndical, à l’initiative de la CGT Cheminots, SUD-Rail et FO Cheminots, d’appel au rassemblement en soutien à Edouard, militant réprimé par la direction de la SNCF. De quoi l’accuse-t-on ? De « parler fort », d’avoir « un regard effrayant » et de « faire peur » à la direction. Incroyable. Demain, à 13 h, un rassemblement aura lieu à Saint-Lazare en son soutien. Ce n’est pas le premier cas de répression pour faits de grève à la SNCF. La semaine dernière, Alain Leclercq passait également en conseil de discipline. La répression anti-syndicale est visiblement de plus en plus récurrente au sein de la boîte, comme le dénonce un délégué de Sud Rail dans une vidéo que nous avons relayée

La direction veut se débarrasser d’un délégué. C’est tous les cheminots qui sont visés !

Pas touche à Edouard !

Notre collègue Edouard passe en conseil de discipline le 13 octobre 2016 pour « harcèlement et intimidation envers la direction » ! Tout cela pourrait faire sourire si la demande de sanction envisagée par la Région de Paris Saint-Lazare n’était pas aussi grave : dernier avertissement avec 12 jours de mise à pied et déplacement pour mesure disciplinaire. Autant dire un grand coup de pied au derrière d’un délégué militant vers la sortie de l’entreprise !
Qui est Edouard ? Edouard Postal est un militant SUD-Rail à l’Établissement Gares Transilien (EGT), délégué DP Maîtrise (TC), longtemps membre du CHSCT de l’Escale, que de nombreux collègues connaissent pour son engagement permanent du côté des cheminots. Quels faits lui sont reprochés pour envisager une sanction aussi grave ? D’après la direction de l’EGT, Edouard serait (à lui tout seul !) « cause de souffrance » pour les membres de la direction et menacerait leur santé ! Pour étayer cette accusation fantaisiste, la direction est incapable de produire le moindre fait précis ou la moindre preuve ! Elle s’appuie uniquement sur… des témoignages (non datés) de membres de cette direction ( !), affirmant courageusement (…sous couvert de l’anonymat bien sûr…) que « son regard est effrayant », qu’il « parle fort », qu’« il fait peur physiquement ». C’est juste HALLUCINANT !

Et ce n’est pas la première fois que la direction cherche à s’en prendre à lui. Elle a même déjà été condamnée pour sanctions abusives à son encontre !
La menace qui pèse aujourd’hui sur Edouard nous concerne tous : partout les pressions et les sanctions se multiplient contre les cheminots, délégués ou pas, qui ne se laissent pas faire et cherchent à lutter contre les réorganisations néfastes ! La direction choisit son moment pour lancer ce type de procédure : précisément au moment où elle multiplie les réorganisations et les suppressions de postes, fusionne les métiers et veut généraliser la polyvalence… Elle frappe ceux qui résistent pour les mettre hors-jeu et faire peur à tout le monde, en espérant que personne ne s’oppose à ces projets !
C’est pourquoi nous devons au contraire être tous solidaires : à chaque fois que la direction veut s’attaquer à un cheminot qui résiste, elle doit trouver face à elle une masse de cheminots unis et déterminés !

Nous ne laisserons pas la direction sanctionner Edouard !
Rendez-vous jeudi 13 octobre à 13 h, cour d’Amsterdam, pour montrer notre soutien à Edouard lors de son conseil de discipline.