Politique

Après la nasse et la répression

Salle pleine à craquer pour l’AG interpro à la bourse du travail ce mardi soir

Publié le 28 juin 2016

Il y avait plus de 500 personnes ce soir à l’assemblée générale interlutte et interprofessionelle à la Bourse du travail. Des syndicalistes, des militants de l’extrême gauche et de l’autonomie, et toutes celles et ceux qui refusent que la conduite du mouvement soient dans les mains d’autres que celles et ceux qui le mènent depuis plus de trois mois. L’AG venait après une manif particulèrement encadrée par la police, mais elle comptait aussi dans ses rangs près de 200 camarades qui n’avaient même pas pu s’y rendre pour avoir été nassés par les CRS...aux abords même de la Bourse du travail dès le début d’après midi !

Contre la répression

C’est très logiquement que la dénonciation de la répression était au cœur de la discussion. Répression de la tête de cortège, des membres de l’AG elle même, du cortège des postiers grévistes du 92 (depuis jeudi dernier l’un d’eux, Adil, est désormais sous le coup de poursuites) de l’ensemble des manifestations mises en cage ou quasiment interdites de fait, comme aujourd’hui. Pour l’instant, la dénonciation n’est pas encore allée au delà d’une volonté commune de combattre cette répression, mais il faudra bien que les secteurs qui composent l’AG interluttes et interpro s’emparent de la question et se dotent d’un calendrier permettant de centraliser les initiatives et de concentrer les forces.

Il n’y a rien à négocier : le 5 juillet, tous en grève et dans la rue

S’il y avait un point commun à tous les participants de l’AG, c’était la détermination à continuer, en s’appuyant sur le succès des mobilisations d’aujourd’hui et de jeudi dernier, qui ne faiblissent pas quantitativement malgré des dispositifs policiers incroyables. Plusieurs personnes, des syndicalistes de Sud PTT 92, de la FSU, et d’autres encore, ont insisté sur la nécessité de poser dès maintenant la perspective d’une nouvelle journée nationale le mardi 5 juillet, date du passage de la loi en deuxième lecture à l’assemblée. Certains appelaient à rejoindre l’assemblée ce soir-là en cas de 49-3. Un militant de Sud commerce a par ailleurs appelé à une action contre le travail dominical ce dimanche 3 juillet, tandis qu’un membre du DAL appelait à rejoindre leur initiative du 10 juillet.

Le calendrier qui se dessine repose sur un objectif clair : poursuivre le combat, dans un contexte où une large majorité de la population exige encore et toujours le retrait de la loi Travail, toutes versions confondues. Cela alors que, dès ce mercredi, la quasi totalité des directions syndicales seront reçues à Matignon, et que les grandes manœuvres de négociations ont commencé aujourd’hui.

Un appel de cette assemblée générale devrait sortir dès demain, condensant les propositions formulées ce soir. Parmi elles, il se trouve évidemment la préparation de nouveaux cortèges interpros, regroupant les secteurs en luttes et combatifs qui restent entièrement mobilisés contre la loi travail et son monde.