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Jeunesse

Motion de soutien du conseil d’administration de Paris 10

Sans preuves contre et soutenu par son université, Antonin dort toujours en prison !

Nous relayons ici la motion votée par le CA de l’université Paris 10 concernant l’emprisonnement d’Antonin, retenu sans preuves formelles, sur la seule foi d’un agent des renseignements généraux, accusé d’avoir participé à l’incendie d’une voiture de police quai de Valmy en mai dernier. Il s’agit d’une des innombrables victimes de la répression qui a visé celles et ceux qui ont voulu s’opposer à logique mortifère de la loi-travail.

Motion adoptée à l’unanimité du conseil d’administration de l’Université Paris Nanterre le lundi 12 décembre à 14h30

En tant que le représentant de la communauté universitaire dans toutes ses dimensions (enseignants-chercheurs, personnels BIATSS, étudiants, personnalités extérieures), le conseil d’administration de l’Université Paris Nanterre, réuni le 12 décembre, tient à rappeler avec force son attachement aux principes qui fondent la démocratie et l’état de droit.

A cet égard, il s’inquiète vivement de l’actuelle détention provisoire d’Antonin Bernanos, étudiant inscrit en deuxième année de licence de sociologue au sein de l’université. En effet, cet étudiant, comme en témoignent ses camarades d’études et ses enseignants, a fait preuve de son insertion dans la communauté universitaire : il a ainsi brillamment réussi sa première année de licence et a manifesté son désir sincère de poursuivre assidûment ses études.

Le conseil d’administration estime que sa détention provisoire ne permet pas de répondre de façon satisfaisante au respect de certains droits fondamentaux, dont le droit à l’éducation et à la poursuite d’études.

C’est pourquoi, à l’instar de l’ordonnance du juge des libertés et de la détention en date du 2 décembre, le conseil d’administration en appelle à l’humanité et à la compassion de la justice, pour qu’Antonin Bernanos soit remis en liberté dans l’attente de son éventuel procès.




Mots-clés

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