^

Culture et Sport

Une « malhonnêteté » à 1.6 million de dollars.

Scandale FIFA. Condamnation de l’ancien président du Honduras

Rafael Callejas, ex-président du Honduras, va connaître demain, vendredi 27 janvier 2017, sa condamnation pour corruption. Un autre procès parmi tant d'autres dans l'affaire du scandale tsunamique qui avait secoué la FIFA courant juin 2015 et avait entraîné la démission de Blatter, cinq jours après son élection à la présidence. John Strempe

Le 27 mai 2015, peu avant les élections de la présidence de la FIFA, une affaire de corruption au sein de l’instance de direction mondiale du football éclate : sept hauts-dirigeants sont arrêtés à Zurich à la demande des États-Unis, qui annoncent que plus de 200 millions de dollars de pots-de-vin ont circulé au sein de la FIFA depuis 1991. À ces sept s’ajouteront neuf autres dirigeants, ils sont seize au total à être concernés par l’affaire. Parmi eux, Rafael Callejas, l’ancien président du Honduras, qui devrait être condamné par le tribunal fédéral de Brooklyn le vendredi 27 janvier.

Il est jugé pour conspiration à fins de fraude, racket et blanchiment d’argent dans le cadre du scandale de corruption pour lequel il avait plaidé coupable en seconde instance le lundi 28 mars 2016. Il avait déclaré à l’époque, dans un extrême moment de lucidité que peu de gens de la haute ont une fois au bord du ravin, qu’il « savait que c’était malhonnête ». Une malhonnêteté de 1.6 million de dollars tout de même, ce n’est pas tout de le monde qui peut se le permettre.

C’est la somme qu’a perçue l’ancien président en pots-de-vin contre l’attribution des droits télévisés pour les Coupes du monde de football de 2014, 2018 et 2022, à Media World, entre mars 2011 et janvier 2013.

La FIFA a de son côté déjà condamné Rafael à une suspension à vie de toute fonction au sein de l’institution. Mais elle même réclame sa part du gâteau et ne demande pas moins de 36 millions de dollars de dommages car elle aurait été touchée par le scandale. Presque toute l’ancienne direction de la FIFA, dont Platini, est mouillée dans cette affaire de corruption. La plupart ont été démis de leur fonction ou ont démissionné. Il n’est pas étonnant que ceux qui reprennent les rênes aujourd’hui veuillent se tailler une part du magot, dans la plus pure tradition de la FIFA.




Mots-clés

football   /    FIFA   /    Culture et Sport