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Politique

Améliorer les conditions de travail...des députés !

Se loger à Paris au frais de l’Assemblée nationale : le nouveau cadeau fait aux députés !

Le débat est ouvert depuis quelques temps déjà, la ‘moralisation de la vie politique’ est l'un des chantiers annoncé par le gouvernement Macron, chantier qui n’a jusqu’ici changé que peu de choses, mais une des mesures appliquées à la rentrée prochaine sera la possibilité pour les députés de louer un pied à terre à Paris et cela aux frais de l’Assemblée Nationale ! 1 200 euros de plus pour des députés qui avaient déjà largement de quoi subvenir à leurs besoins, voilà la moralisation à la Macron …

Vive la moralisation à la Macron !

C’est un article de l’Opinion qui dévoile les détails de cette mesure à travers une lettre de Florent Bachelier (premier questeur, du groupe LREM), qui annonce : « la possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 € par mois ». Jusque là différentes solutions existaient, des chambres résidences à l’Assemblée ou encore des bureaux ‘avec possibilités de couchage’’, mais les places étant insuffisantes les députés restants pouvaient louer une chambre d’hôtel dans la limite de 200 euros par nuit (un budget hôtellerie qui atteignait une somme de 3 200 euros maximum), une nouvelle solution est donc proposée de louer un logement.
Cette nouveauté viendrait de différents retours de députés estimant vivre dans un ‘’nomadisme inconfortable’’, une vrai honte !

Alors que la loi de moralisation qui devait initialement être un remboursement sur présentation des factures ne sera finalement qu’un contrôle aléatoire et non systématique des avances sur frais que toucheront les députés. Les députés français ne seront comme prévu pas dérangés par un président des riches, qui garanti avec cette mesure du logement les avantages et le confort nécessaire à son armée de députés qui lui garantissent les mains libres.

Une situation privilégiée et un mépris de classe qui atteignent des sommets

Pour rappel un député touche près de 6000 euros net par mois en terme de salaire, mais il a aussi le droit aux indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM) qui sont également proche de 6000 euros par mois. C’est sur ces IRFM que portait la réforme de la moralisation et qui n’a abouti qu’à un contrôle partiel de cette somme qui était jusqu’alors potentiellement utilisée à leur bon vouloir, sur simple ‘déclaration sur l’honneur’ et nous passons sur l’ensemble des frais déjà pris en compte tels que les abonnements téléphones, les frais de taxi ou VTC (qui seront d’ailleurs étendus à tous le territoire et à l’étranger) ou encore les frais postaux absurdes de 12 000 euros, dont nous parlions déjà il y a quelques temps.

Malgré cela que peut-on entendre ? Que ce soit Alain Touret (LREM) qui nous faisait par de son inquiétude de devoir manger Mcdo, Jean-Christophe Lagarde donnant son avis sur une éventuelle baisse des rémunérations des députés qui répondait : « Moi, monsieur, je vais vous dire que j’ai, à mon avis, moins que le salaire moyen des Français », à qui il faudra expliquer qu’ils gagnent plus de cinq fois le salaire moyen des français ! Ou encore plus récemment les indécentes déclarations de différents députés ‘La République en Marche’ qui gagnent aujourd’hui moins qu’auparavant car ils étaient chefs d’entreprises., un ramassis de jugement et de positions de la part de ces personnes qui osent se dire représentants du peuple, une ineptie, on voit le fossé béant qui sépare les travailleurs de ces individus.

Une hypocrisie dans cette période de crise du logement

En juillet dernier, Emmanuel Macron avait lancé dans un élan de populisme : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois. Je veux partout des hébergements d’urgence. », mais avant ça je vais m’occuper des conditions de vie de mes pauvres députés nomades, aurait il pu ajouter … Des gens dorment évidement toujours dans la rue aujourd’hui et ils y meurent également. Rien n’est fait, au contraire, l’encadrement des loyers s’est par exemple arrêté en octobre et novembre dernier, à Lille et Paris, sur décision du tribunal administratif. Mais avant ça, le gouvernement a depuis le début du mandat attaqué à plusieurs reprises les logements, à travers les logements à durées déterminés, mais aussi les APL ou encore les HLM. On sait d’ores et déjà qu’il ne s’arrêtera pas là. Pourtant, il y a des millions de logements vide en France qui pourraient être réquisitionnés pour ceux qui n’en n’ont pas ou qui vivent entasser, et ce sont certainement pas nos députés.




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