^

Politique

Le candidat ouvrier et anticapitaliste aux présidentielles

Sept raisons de venir au meeting de Philippe Poutou à Paris 8 le 7 mars

© photo Wilfried Pinson Le 7 mars prochain, Philippe Poutou sera en meeting à l’université Paris 8 à l’appel des militant.e.s du NPA jeunes de toute la région parisienne, pour rencontrer les étudiant.e.s des universités d'Ile de France, les habitant.e.s de Saint-Denis, et toutes celles et ceux qui le souhaitent. Même si l’université de Paris 8 est connue pour être une « fac de gauche », habituée des mouvements sociaux comme ce fut le cas l'année dernière pendant la mobilisation contre la Loi Travail, il est bien rare qu'elle donne la parole à un ouvrier, anticapitaliste et révolutionnaire. Entouré de différentes figures de lutte, c'est bien le contraire que Philippe Poutou cherchera à montrer : la force qu'ont les petit.e.s, les méprisé.e.s, les exploité.e.s et les opprimé.e.s quand ils et elles s'unissent pour lutter pour une autre société, à rebours des intérêts défendus par les grands candidats : Contre l'exploitation et les souffrances au travail, contre la loi des patrons, contre le racisme et les violences policières, pour les droits des femmes... Alors, pourquoi prendre le temps d’aller écouter et discuter avec Philippe Poutou, celui qui refuse de « fermer sa gueule » pour 2017, ce mardi 7 mars à 19h ? Correspondants

1. Parce qu’ils nous matraquent…

Le viol de Théo le 2 février dernier a marqué les esprits déjà choqués par l’assassinat d’Adama Traoré en juillet 2016. Et tandis que nous descendons dans les rues aux cris de « Zyed et Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas », la police des polices ose parler d’accident, et Luc Poignant, chargé de communication du syndicat SGP Police, affirme que « bamboula, c’est à peu près convenable ». Ce mardi, on apprenait que Baguy Traoré était accusé de tentative d’homicide, un pas de plus dans la criminalisation de la famille Traoré ! 

Des violences en uniforme qui n’ont pas manqué de rappeler à d’autres les coups et gaz qui tentaient d’intimider nos manifestations contre la loi Travail. Les matraques qui ont démantelé les piquets de grèves des raffineurs et autres travailleurs en grève qui dérangeaient grandement le gouvernement.

Pourtant, face à cette police organisée et à ses agressions incessantes, tous les grands candidats, de Mélenchon à Marine Le Pen veulent augmenter les effectifs de police, d’au moins 10 000 postes. Pour Hamon ou Mélenchon, il faudrait réformer la police, mieux la former et exclure les éléments les plus réactionnaires. A travers la voix de Philippe Poutou, nous cherchons au contraire à avancer un programme radicalement différent. Pour en finir avec les violences policières, il faut lever l’état d’urgence, légaliser le cannabis, réimposer notre droit de réunion, de libre expression, de contestation, mais il faut aussi le dire clairement : les forces de répression telles que la police, qui répriment, humilient, terrorisent, doivent être dissoutes. C’est aux salarié.e.s, aux jeunes, aux habitant.e.s des quartier d’assurer leur propre défense.

2. Parce qu’ils nous exploitent…

Pendant que Macron veut nous faire croire que les jeunes pourront devenir millionnaires en travaillant 70 heures minimum pour un smic ; pendant que Hamon, lui qui n’a jamais travaillé pour autre chose que son appareil du PS, nous promet 700 euros par mois en supprimant nos allocations déjà peu confortables ; Philippe Poutou, lui, lutte avec ses collègues contre la fermeture de leur usine Ford, à Blanquefort près de Bordeaux. 

Philippe et ses camarades avaient déjà obtenu victoire contre la fermeture en 2007-2008, suite à une grève dure contre la direction, allant jusqu’à séquestrer le patron. Le travail, il connaît, et il sait que l’on n’obtient rien sans s’organiser pour se défendre et contre-attaquer ! Que la seule solution contre le chômage, c’est le partage du temps de travail entre toutes et tous, et des entreprises sous contrôle des travailleurs eux-mêmes !

3. ... et détournent des millions… 
 

Les années passent et ils se succèdent dans les instances de pouvoir, en se posant comme modèle face aux « sans dents » incultes que nous sommes. Pourtant, ce n’est autre que Fillon le premier sur le banc des accusés de fraudes et qui se maintient coûte que coûte , également accompagné de la famille Le Pen pour des emplois fictifs au Parlement européen notammentMacron pour avoir utilisé de l’argent de Bercy pour financer son mouvement, sans compter tous ceux que leur ont succédé. Et tout le reste, qui sans même outrepasser la loi, gagne légalement 7 fois plus que nous pour être simplement parlementaire

Philippe, lui, passe 2 jours en campagne, 3 jours au boulot. S’il semble nécessaire d’être pro de la fraude pour être politicien, nous disons qu’il n’y a pas besoin d’être politicien pour faire de la politique, et que c’est à la majorité, salarié.e.s, jeunes, habitant.e.s des quartiers de prendre ses affaire en main par elle-même !

4. Parce qu’ils ne le feront pas taire !

Les règles pour pouvoir se présenter, telle que la nécessité de recueillir 500 signatures de maires, font en sorte de sauvegarder un système dans lequel seules quelques têtes bien intégrées peuvent s’alterner. Sans compter les médias qui s’arrachent les grands candidats en laissant de côté ceux qui pourraient déranger... si ce n’est pour exprimer sans honte leur mépris de classe, comme lorsque Philippe Poutou a été invité à On n’est pas couché et que les journalistes ont trouvé normal de s’esclaffer pour parler des licenciements

Et pourtant, nous ne les laisserons pas nous faire taire. Face à leur programme nous grouperons nos forces pour porter le nôtre. Face à leurs attaques, nous nous organiserons pour préparer nos bagarres à venir. Face à leur monde, nous imposerons nos voix pour défendre le nôtre, un monde sans exploitation ni oppression, sans classe et sans Etat.

5. Parce qu’il y a Philippe Poutou… mais pas que !

Si Poutou n’a qu’un seul nom, nos luttes ont de multiples visages. Et certains seront également à ses côtés pour raconter leurs combats quotidiens. Omar Slaouti, militant contre les violences policières et le racisme, Anasse Kazib, cheminot et délégué syndical Sud Rail Paris Nord, Mar, étudiante à Paris 8 et militante au NPA, et une intervenante pour les droits des femmes. 

Et suite aux interventions, c’est toute la salle qui sera invitée à prendre la parole, à poser les questions trop souvent tues faute d’avoir un cadre pour exprimer ses positions pour en débattre, pour toujours mieux avancer.

6. Parce que le 7 mars c’est aussi…

Une journée nationale de grève interprofessionnelle ; la veille du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à cent ans de la manifestation des femmes, travailleuses, épouses et mères qui donnèrent l’impulsion à la révolution russe en 1917 ; et l’avant-veille de l’anniversaire du début du mouvement contre la loi Travail ! Alors entre deux journées de lutte portées par toutes nos colères contre les misères et les souffrances qu’engendre ce système, il s’agit de prendre le temps de discuter, de débattre et de mieux s’organiser !

7. parce qu’après le meeting s’ouvrira...la scène de rap contre les violences policières !

La lutte, la solidarité, c’est aussi en musique, par la créativité qu’elles peuvent s’exprimer. C’est le cas de plusieurs groupes de rappeurs de Beaumont-sur-Oise qui se sont placés aux côtés de la famille Traoré, dénonçant les violences policières qui ont tué Adama mais s’expriment également tous les jours à Beaumont et ailleurs. Des groupes comme Sai Sai, ou J-White, qui ont accepté de venir jouer à Paris 8 en l’honneur d’Adama, de Théo, mais également de tous les noms que les ont précédés. 

Pour s’inscrire à l’événement et retrouver toutes les infos pratiques : 
https://www.facebook.com/events/630044707196340/

L’événement démosphère : https://paris.demosphere.eu/rv/53478




Mots-clés

#Poutou2017   /    Paris 8   /    Philippe Poutou   /    Présidentielles 2017   /    NPA   /    Politique