Notre classe

Nouveau procès contre le mouvement social, le 10 février 2017

Solidarité avec les 6 militants parisiens gardés-à-vue et poursuivis après l’action au siège du MEDEF !

Publié le 10 novembre 2016

Ce mardi 8 novembre, 6 militants étaient convoqués au commissariat Riquet, à Paris, pour des supposés « vols et dégradations en réunion » lors de l’action du 7 juin dans les locaux du MEDEF. Scandaleusement retenus en garde à vue, ils ont passé la nuit du 9 novembre en cellule au dépôt du Palais de la Justice de classe. Parmi eux figurait Cyril, deuxième intermittent de la compagnie Jolie Môme incriminé, après l’interpellation de Loïc Canitrot. Ces poursuites envers des militants sont une provocation de l’Etat en réaction à la solidarité qui s’est exprimée notamment par la présence de plus de 1000 personnes au cabaret d’urgence contre la répression organisé par Jolie Môme le 16 octobre.Cette solidarité qui s’est à nouveau exprimée par des rassemblements devant le commissariat mardi, puis ce mercredi matin au TGI, est la seule façon de faire face aux attaques que le gouvernement et le patronat mènent de concert contre notre camp social. Nous exprimons tout notre soutien aux militants poursuivis et relayons leur communiqué.

Communiqué de sortie de garde-à-vue

C’est l’État d’Urgence, tout est permis : le Medef gouverne, l’État réprime.

Les 6 convoqué-e-s du 8 novembre, gardé-e-s à vue, emmené-e-s pour la nuit au dépôt du Palais de justice… ont enfin été libéré-e-s en début d’après-midi.

Toutefois un magistrat a décidé de les convoquer pour comparution le 10 février 2017. Ils/Elles sont accusé-e-s de« dégradations en réunion »lors de l’occupation du Medef.

Le 7 juin dernier, nous étions une centaine d’intermittent-e-s, étudiant-e-s, chômeur-se-s et précaires à manifester dans les locaux du MEDEF dans le cadre du mouvement contre la loi travail et de la lutte pour l’assurance chômage.

Aujourd’hui, 9 novembre 2016, sept d’entre nous sont accusé-e-s :

Le premier, accusé par le chef de la sécurité du MEDEF d’un coup fictif, les six autres, pour des accusations de « dégradations en réunion » tout aussi fictives.

Une fois encore le dossier est vide et l’accusation strictement politique. Nous tenons à rappeler que la violence n’a jamais été le fait des précaires qui défendent leurs droits, mais bien du MEDEF lui-même qui depuis des années dégrade nos conditions de travail et de vie.

Aujourd’hui, nous dénombrons plus de 330 procès contre des militant-e-s ou simplement contre celles et ceux qui luttent. Toutes ces attaques sont destinées à faire taire toute contestation.

Rendez-vous :
Le 8 décembre 2016, à la 28ème chambre du TGI de Paris.
Le 10 février 2017, à la 10ème chambre du TGI de Paris.

Vidéo réalisée par la CGT sur le rassemblement devant le TGI de Paris le 9 novembre :