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Tchétchénie : Kadyrov orchestre un génocide homophobe

Malgré la solidarité internationale en soutien contre le déchaînement de violence homophobe en cours en Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, président de la république du Caucase, entend exterminer la communauté LGBTI avant le début du Ramadan fin mai.

Bien que « l’homosexualité n’existe pas » en Tchétchénie selon son président Ramzan Kadyrov, fidèle soutien de Poutine, il ne cache désormais plus sa volonté d’exterminer la communauté gay dans les plus brefs délais. Soutenu par l’ultra-conservatisme de la société tchétchène et la politique répressive de Poutine contre les homosexuels, le président tchétchène souhaite inaugurer le ramadan, le 26 mai prochain, dans un pays nettoyé de toute personne pratiquant des « relations sexuelles non traditionnelles », comme la loi contre la propagande homosexuelle du 11 Juin 2013 nomme les choses en Russie.

Début avril, le journal indépendant Novaya Gazeta, avait révélé que le régime se livre à des rapts et à des tortures envers les homosexuels. Pour la première fois depuis le régime nazi, un gouvernement a enfermé des personnes homosexuelles dans des camps pour les torturer et les tuer. Selon les témoignages, elles seraient déjà plusieurs centaines à avoir été torturés ou exécutées. Malheureusement, ces chiffres risquent d’empirer car la Novaya Gazeta, vient de révéler l’existence de quatre autres camps où des homosexuels sont enfermés et brutalisés.

L’implication du gouvernement tchétchène et de son président est incontestable. Face à Vladimir Poutine, Ramzan Kadyrov s’est amusé à donner l’identité d’un homosexuel tué pour son orientation sexuelle alors que seule la presse était en possession de cette information et qu’elle n’avait pas été diffusée. Les menaces qui planent sur la presse indépendante qui dénoncent cette purge à peine voilée témoignent aussi de l’urgence de la situation dans le Caucase.

Face à la barbarie homophobe extrémiste et génocidaire, notre solidarité va à tous ceux qui sont victimes de ce système qui attise la haine des personnes homosexuelles, bisexuelles, trans et intersexes. Pour mettre fin à ce massacre, une pétition en ligne a déjà recueilli près de 100.000 signatures et plusieurs dates de mobilisation ont d’ores et déjà émergées.

Source photo : The Economist




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