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Genres et Sexualités

Homophobie meurtrière

Tchétchénie : arrestation, torture et exécution d’homosexuels

La Russie n'en finit pas de défrayer la chronique de par sa politique liberticide visant, entre autre, à réprimer et interdire à son peuple de vivre librement son orientation sexuelle. C’est ce qui se reproduit, également, dans le Caucase, dans les régions qui se trouvent sous la coupe de Moscou.

Ben

Dernièrement, la "République" de Tchétchénie, dont le "président" Ramzan Kadyrov est un fervent soutien de Vladimir Poutine, a arrêté, torturé, voire dans certains cas tué plus de 100 personnes soupçonnées d’homosexualité.

Selon le journal indépendant Novaya Gazeta, , cette situation ne serait pas nouvelle, pis, cette répression aurait cours depuis plus de 10 ans. On ne peut que déplorer ce type de comportement de la part d’un gouvernement, qui, de connivence avec la politique ouvertement homophobe de la Russie (loi contre la propagande homosexuelle datant du 11 Juin 2013, suppression du terme "homosexualité" au profit de "relations sexuelles non traditionnelles", etc.), maintient sa population dans la peur, le déni de soi, et l’impossibilité de vivre ses aspirations.librement ses désirs.

De surcroît, la société tchétchène, d’obédience ultraconservatrice, ne reconnait pas pour une famille, dont un de ses membres aurait été reconnu coupable d’homosexualité, arrêté, torturé, battu, le droit à porter plainte contre les autorités, et enjoint au contraire cette dernière à le-la désavouer, voire à perpétrer à son encontre un "meurtre d’honneur".

Ainsi, au cours des dernières semaines, trois personnes ont été tuées, toujours selon le journal Novaya Gazeta, et plus de 100 personnes seraient encore dans les geôles du gouvernement, leur existence bafouée.

"Je n’ai eu aucune demande quant à cette question, et si cela avait été le cas, je ne l’aurais pas considéré. [...] Dans notre société tchétchène, toute personne qui respecte nos traditions et notre culture traquera ce type de personne sans avoir besoin de l’aide des autorités, et emploiera tous les moyens nécessaires pour que ce type de personne n’existe pas dans notre société."

Voilà le discours qu’a tenu Kheda Saratova, une activiste tchétchène à la tête du conseil des droits de l’homme de Kadyrov, interrogée à ce sujet par une radio russe. Ou comment exprimer sans vergogne l’apologie de la haine de l’autre, propre aux oppresseurs malheureusement omniprésents dans notre société actuelle.

Pour que ces propos abjects et inadmissibles sombrent à jamais dans l’oubli, et qu’enfin résonne la voix du respect, de la tolérance et de la liberté, nous devons nous unir, nous les minorités, nous les opprimé-es, nous les partisans d’un monde d’égalités, nous les architectes d’un monde meilleur.

Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 30.000 signatures. Afin de s’inscrire en faux quant à ces actes de barbarie encore trop nombreux à l’heure actuelle, nous vous invitons à la signer également.




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