^

Politique

Acte VII

Témoignage. A Paris, les équipes mobiles de la BAC ont fait la chasse aux Gilets jaunes

Nous présentons ici le témoignage à chaud d’un manifestant qui raconte les manœuvres policières lors de l’acte VII de la mobilisation des Gilets Jaunes.

Un manifestant témoigne de la tactique de harcèlement mise en place par la police aujourd’hui à Paris :

« On s’est rassemblé ce matin vers 9h avec quelques amis et déjà on a pu assister aux premières fouilles et des arrestations sur des prétextes fallacieux comme la simple possession d’un gilet jaune ou d’un masque de ski dans son sac à dos. Ce harcèlement a été général ce matin dans le quartier des halles. La BAC n’a pas arrêté de tourner en interpellant une ou deux personnes à chaque fois. » Originaire de Pantin, notre correspondant raconte « c’est la même stratégie qui est utilisé au quotidien contre les jeunes des quartiers populaires pour terroriser avec des coups de pression, des insultes. C’est ce genre de méthode coloniale qui ont provoqués la mort de plusieurs jeunes dans les quartiers ».

Vers midi, il décide avec ses amis de se rendre au rassemblement appelé devant le siège de BFMTV, « une chaine qui ne fait que transmettre la parole du gouvernement et ne cesse de dénigrer le mouvement des Gilets Jaunes ». Et c’est là que le dispositif de répression s’est déployé avec le plus de violence. Nasser au niveau de la Motte Piquet Grenelle notre correspondant décrit la réalité de la BAC qui agit comme « des chiens enragés qui veulent taper du gilet jaune. C’est ça qu’on a en face de nous aujourd’hui, des gens dont c’est la passion de martyriser avec des matraques télescopiques en acier ou de tirer sur des Gilets jaunes au flashball que ça soit sur des gamins de 16 ans ou des papys de 80 piges ». A priori il n’y aurait pas eu d’interpellation à la sorti de cette nasse, mais pour l’heure il n’y a pas encore de bilan parisien pour la répression.

Contrairement aux semaines précédentes qui avait été marqué par l’utilisation de cannons à eaux et de blindé en centre-ville de Paris, notre correspondant indique que « c’est la BAC cette semaine qui fait régner la terreur et qui joue le rôle des chiens de garde du macronisme ».




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Violences policières   /    Politique