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Notre classe

Mémoire de notre classe

Le 1er Mai 1891 à Fourmies. Neuf morts

Pour célébrer ce premier mai, Bernadette Leydier, sur le Groupe CGT syndicats, nous propose un voyage dans le temps et de faire un tour du côté de Fourmies, dans le Nord.

Nous sommes le 1er mai 1891. A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève. Une seule filature reste en activité. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés.

Le premier slogan de la journée, « c’est huit heures qu’il nous faut » est alors devenu « c’est nos hommes qu’il nous faut ». Le reste de la journée se déroule sans aucun incident majeur.

En début d’après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin. Il est 18h15, Place de l’église, face à la mairie de Fourmies, les 4 grévistes emprisonnés le matin à la mairie n’ont toujours pas été libérés.

Près de 200 manifestants arrivent alors sur place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse.
Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l’air. Il est presque 18h25 lorsque le même commandant Chapus s’écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! »

La troupe tire et teste le nouveau fusil Lebel.

La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts, dont 4 jeunes femmes parmi lesquels Maria Blondeau, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber Giloteaux, un jeune de 21 ans ou bien encore Emile Cornaille, âgé de 11 ans, qui avait une toupie dans sa poche…

Avec le drame de Fourmies, le 1er Mai va s’enraciner dans la tradition de lutte des ouvriers. Il représente un tournant considérable dans l’histoire du mouvement ouvrier français et mondial.
Bon Premier Mai à vous tous.

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